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Billets avec tag 'observations'

Mars en opposition 2020

01.10.2020, Marcus Schenk

Faits marquants de l’automne 2020

28.08.2020, Marcus Schenk

Mars en opposition, Léonides sans Lune et une intéressante occultation d’étoiles le soir. Il y a de nouveau suffisamment de raisons pour regarder les étoiles.

Ne laissez rien vous échapper au cours des trois prochains mois : l’Infographie de l’automne 2020 vous donnera un aperçu rapide des nombreux événements célestes importants attendus. Le texte d’accompagnement vous apportera d’autres détails d’un grand intérêt.

Nous vous souhaitons de captivantes heures d’observation.

Septembre :

06/09. La Lune rencontre Mars

Le soir du 5 septembre, la Lune et Mars se trouvent dans une dense constellation : à partir de 21h30 CEST, toutes deux se lèvent au-dessus de l’horizon est. Cependant, elles se rapprochent de plus en plus au cours de la nuit, jusqu’à ce qu’elles se trouvent à moins d’un degré de distance au petit matin du 6 septembre.

11/09. Neptune en opposition

Neptune est la planète la plus extérieure du système solaire : à ce jour, nombreux sont les observateurs qui ne l’ont que rarement vue. Cependant, elle atteint maintenant son opposition et se tient pendant toute la nuit dans une position favorable dans le ciel. A la tombée de la nuit, nous la trouvons au-dessus de l’horizon est, entre le Verseau et les Poissons. Avec une magnitude de 7,8, elle peut être découverte avec toutes les jumelles, mais ce n’est qu’au télescope que nous détectons le petit disque planétaire de Neptune, planète distante de 4,3 milliards de kilomètres.

14/09. Rencontre de la Lune, de Vénus et de M44

Vous êtes un lève-tôt ? Parfait, car vous allez alors vivre un délicieux moment, celui d’une rencontre entre la Lune, Vénus et l’amas d’étoiles ouvert M44. Par un ciel sombre, on peut déjà la détecter à l’œil nu. Les trois objets célestes sont pratiquement alignés, M44 représentant le centre. Ce qui est particulièrement beau : la Lune décline et elle n’est éclairée qu’à 14 %.

25/09. Rencontre de la Lune, de Jupiter et de Saturne

Pendant tout l’été, nous avons pu observer Saturne et Jupiter en Sagittaire, dans le ciel du soir. Ce fut tout simplement un temps fort pour chaque observation astronomique. Peu après le début de l’automne, le 25 septembre, nous assisterons à un beau spectacle avec la Lune.

Octobre :

03/10. La Lune rencontre Mars

Ce mois, la Lune remarque aussi que Mars doit être la star du mois. En octobre, en effet, elle la rencontre deux fois. Au cours de cette nuit, une distance de 4 degrés les sépare.

03/10. Vénus rencontre Régulus

Au cours de la période précédant l’aube, nous voyons surgir à l’est, la constellation printanière du Lion. Ce qui frappe, ce sont Vénus et l’étoile principale Régulus qui sont ensemble, cette dernière venant par ailleurs à la 22e position parmi les étoiles les plus lumineuses du ciel du soir. Percevoir consciemment les grandes différences de luminosité de ces deux corps célestes est un véritable plaisir.

08/10. Draconides

Les Draconides sont une pluie de météores qui semble provenir de la constellation du Dragon. Le 8 octobre, on escompte les taux de chute maximum. Il n’y a malheureusement pas de prévisions quant au nombre d’étoiles filantes à escompter, car ce nombre peut varier considérablement.

Le radiant se situe à proximité de l’étoile β Draconis. Le Dragon fait partie d’une constellation circumpolaire, ce qui fait que le radiant se situe à hauteur optimalement visible.

14/10. Mars en opposition

La période orbitale de Mars est de 686 jours, c’est-à-dire que l’on assiste à une opposition à peu près tous les deux ans. La dernière, qui remonte à 2018, nous a offert une grande proximité de la Terre et une planète Mars gigantesque, mais sa hauteur au-dessus de l’horizon était faible. Cette année, le diamètre de son disque n’est que de deux secondes d’arc plus petit, mais la position dans le ciel est nettement plus haute. Ce que cela signifie : l’une des meilleures possibilités d’observation dans les prochaines années.

21/10. Orionides

Les Orionides sont une petite pluie d’étoiles filantes, avec 20 météores environ par heure. Le radiant se situe dans la constellation d’Orion, près de l’étoile Bételgeuse. Vous pourrez observer les étoiles filantes pendant tout le mois, mais le maximum se situera entre le 20 et le 21 octobre. La meilleure période pour l’observation se situe entre 22 heures et 5 heures.

21/10. La Lune occulte Gamma SGR (Soft Gamma Ray)

Les occultations d’étoiles par la Lune sont fascinantes pour tous les observateurs, en particulier lorsqu’elles commencent du côté encore non éclairé de la Lune. Le 21 octobre, une opportunité optimale s’offrira à nous à la tombée de la nuit. À 20h35, l’étoile Gamma SGR (Soft Gamma Ray), d’une magnitude de 2,8, sera occultée dans la constellation du Sagittaire. Avec des étoiles de cette luminosité, l’effet est stupéfiant : comme si elle était éteinte, elle disparaît derrière la Lune et resurgit de l’autre côté à 21h42. Mais la Lune peut alors être déjà couchée en bien des endroits.

22/10. Rencontre de la Lune, de Jupiter et de Saturne

À peine un mois après la dernière rencontre, la Lune rejoint de nouveau les planètes Jupiter et Saturne. Le meilleur moment pour observer : au crépuscule.

29/10. La Lune rencontre Mars

Ce soir, la Lune et Mars se rencontrent et sont à une distance de 3 degrés.

31/10. Uranus en opposition

Uranus est l’une des géantes gazeuses les plus éloignées. Au télescope, elle n’apparaît que sous la forme d’un minuscule disque verdâtre, sur lequel nous ne détectons aucun détail. Mais vous pouvez encore l’identifier en tant que planète. Cherchez Uranus avec une carte du ciel ou, mieux encore,  avec le système GoTo de votre télescope. Avec un grossissement de 120-200x, vous pourrez alors détecter le petit disque planétaire.

Novembre :

10/11. Mercure à sa plus grande élongation ouest

Mercure se trouve à sa plus grande distance angulaire du soleil, 19 degrés. Elle atteint ainsi sa meilleure visibilité matinale cette année. Le 10 novembre, nous pourrons voir Mercure se lever au-dessus de l’horizon est, à 5h30 environ. Venue des couches de brume, Mercure brille au-dessous de Vénus.

11/11. La Lune occulte α Virginis (Epi) dans la Vierge

Le 11 novembre, il conviendrait que vous vous leviez tôt : dans les heures du matin, à partir de 6h40, on assistera à une occultation d’étoile rare et très bien visible. La Lune occultera l’étoile α Virginis de magnitude 4.

12/11. Jupiter rencontre Pluton

Jupiter et Pluton défilent l’une à côté de l’autre et se rapprochent le 12 novembre jusqu’à 40 secondes d’arc. Il est normalement difficile de trouver aisément l’ancienne planète et l’actuelle planète naine. Elle est en effet faible et ne peut être distinguée d’une étoile. Mais, cette fois, Jupiter constitue un bon point d’orientation pour chercher Pluton également sans monture GoTo.

13/11. Rencontre de la Lune, de Mercure et de Vénus

À l’aube apparaît une constellation qui va faire briller les yeux de tous les observateurs du ciel : dans le sens est, dans la constellation de la Vierge, Vénus, Mercure et le très fin croissant de Lune vont rayonner : une opportunité parfaite pour une belle impression du ciel du soir.

16/11. Léonides

Du 16/01 au 17/01, les Léonides atteignent leur maximum. À côté des Perséides, les Léonides font partie des pluies d’étoiles filantes les plus célèbres. Il y a eu des années où ces météores tombaient comme des gouttes de pluie du ciel. Cela se produit en général tous les 33 ans, lorsque la Terre entre en collision avec le nuage des Léonides. Dans les années normales, la chute maximale ne dépasse pas 20 météores par heure. Cette année, l’étroit croissant de Lune se couchera tôt et c’est sans obstacles que nous pourrons profiter des étoiles filantes pendant toute la nuit.

19/11. Rencontre de la Lune, de Jupiter et de Saturne

La constellation du Sagittaire disparaît alors définitivement du ciel en début de soirée mais, immédiatement au-dessus de l’horizon, nous pouvons aujourd’hui détecter, dans un joli groupe, la Lune âgée de cinq jours, ainsi que les planètes Jupiter et Saturne.

25/11. La Lune rencontre Mars

La Lune et Mars se rencontrent aujourd’hui à une distance de 6 degrés environ.

C/2019 Y4 ATLAS : Une comète d’une luminosité visible à l’œil nu ?

27.03.2020, Marcus Schenk

Un vide béant. Pas de visites.

Pendant des années, il ne s’est pas passé grand-chose dans le système solaire et les planètes continuaient de poursuivre leurs orbites autour du soleil.

Mais le temps de l’attente est révolu.

Nous aurons la visite, en avril et en mai, d’une comète d’une magnitude qui pourrait devenir un véritable grand moment. Il se pourrait même qu’elle soit visible à l’œil nu.

En plus, elle porte en joli nom : C/2019 Y4 ATLAS. Elle est dès à présent bien visible au télescope. Un changement bienvenu en ces temps où le coronavirus oblige quiconque au confinement et à renoncer aux contacts sociaux. Préparez votre télescope car tout cela pourrait être passionnant.

Komet Y4 ATLAS

La comète C/2019 Y4 ATLAS avec sa chevelure verte près des galaxies M81 et M82 les 19 et 20 mars 2020. Prise de vue avec un Canon 600Da – Canon EF 200mm f2,8 L – @f3,5 (bague adaptatrice comme cache frontal), 76x2min -> 2h32min – ISO800, Vixen GP-DX – MGEN II. Traitement des images dans DeepSkyStacker et Photoshop, auteur de l’image : Johannes Hildebrandt

La grande comète de 2020 ?

Le système d’alerte d’impact terrestre d’astéroïde, ou ATLAS en abrégé, se situe sur Hawaii. Il scrute le ciel à la recherche d’objets géocroiseurs qui s’approchent dangereusement de la Terre et a pour mission de prédire un éventuel impact. Le 28 décembre 2019, le système robotisé a détecté la comète sur son chemin à travers notre système solaire. Les astronomes ont constaté qu’elle suit une orbite très similaire à celle de la grande comète de 1844 qui atteignait une magnitude de -1. Certains experts pensent même qu’Y4 ATLAS pourrait être un fragment de la queue de l’ancienne comète et devenir encore plus lumineuse. Il est donc captivant de poursuivre le chemin de cette comète rien que pour cela.

Mais pouvons-nous envisager une évolution similaire pour C/2019 Y4 ATLAS ?

Fort accroissement de la luminosité jusqu’en mai

Il est certain que sa luminosité augmentera rapidement. En décembre, à l’époque de sa découverte, sa magnitude de 19 la rendait inaccessible. Sauf que son éclat s’est accru et qu’il atteint une magnitude d’approximativement 8 entretemps. Soit un accroissement multiplié par 25000. Tout cela deviendra vraiment intéressant d’ici fin mai, du simple fait que sa luminosité ne cessera d’augmenter. Sa magnitude dépasse d’ores et déjà les attentes initiales.

Elle commence à pénétrer dans la zone des planètes les plus reculées de notre système. Le 24 mai, elle passera à vive allure à une distance de 117 millions de kilomètres de la Terre et atteindra son orbite la plus proche du soleil le 31 mai – voire dans l’orbite de Mercure. Selon les prévisions, elle pourrait atteindre une luminosité de magnitude 2 pendant ce temps. Cela signifie qu’elle serait visible avec de simples jumelles, et même à l’œil nu.

Autre gros avantage : La comète se situe sur une orbite quasiment géniale pour nous en tant qu’« habitants de l’hémisphère Nord ».

Nous l’avons déjà observé

Quelques membres de notre équipe ont déjà eu l’occasion d’observer la comète ces derniers jours. Le dernier week-end, je me suis également mis à sa recherche. J’ai immédiatement réussi à la détecter avec mon télescope Dobson Taurus 12“. La petite tache diffuse était nettement visible parmi les étoiles environnantes. La chevelure semblait parfaitement ronde avec une zone plus claire au cœur. Aux abords du ciel d’une petite ville, j’ai poursuivi l’observation avec mon oculaire SWA 32mm et un Nagler 11mm d’un grossissement d’approximativement 140 fois. La comète était encore plus contrastée et se détachait encore mieux du fond du ciel. Une expérience sensationnelle. La comète était déjà visible avec des jumelles 20+40×100 Nightstar.

Zeichnung von Komet C/2019 Y4 ATLAS

Schéma de la comète C/2019 Y4 ATLAS le 22 mars 2020 qui reproduit l’impression visuelle au télescope Dobson 12″, Marcus Schenk.

Comment trouver la comète C/2019 Y4 ATLAS ?

Elle ne se couche pas sous l’horizon, mais reste bien haute et circumpolaire. Une position de rêve pour un observateur. Notre vagabonde passe actuellement dans la Grande Ourse qui, grâce au printemps, est maintenant bien haute dans le ciel. Nous vous invitons à profiter de cette heureuse opportunité pour l’observer avec votre télescope. Et si vous avez prévu d’acheter un télescope ? Faites-le maintenant !

En avril et en mai, elle traverse la constellation de la Girafe et se dirige vers Persée. Elle devient nettement plus lumineuse, mais perd également en altitude avec le temps. Il est donc d’autant plus important de trouver une zone sombre avec peu de nuages à l’horizon. En cette période de coronavirus et du confinement, j’étais heureux de pouvoir observer la comète de mon jardin, à une altitude encore élevée.

Mais que devez-vous faire pour détecter la comète ?

Vous trouverez par exemple une carte de recherche actuelle à la page skyhound.com.

Ou une carte quotidiennement actualisée sur Theskylive.

Vous voulez voir la comète encore mieux ? Le filtre Lumicon spécial comète, qui améliore le contraste de la chevelure et d’une éventuelle queue de gaz, est certainement utile dans ce contexte.

Pourrons-nous voir la comète à l’œil nu ? C’est écrit dans les étoiles malgré tant de calculs et de prédictions. Espérons le meilleur. En attendant, profitez de la comète avec votre télescope ou vos jumelles. Personne ne sait combien d’années nous devrons réattendre la venue d’une comète aussi brillante ?

S’il vous faut encore un télescope, des accessoires ou des jumelles : Nous sommes à votre disposition, téléphoniquement et par courriel, malgré la gravité de la crise du coronavirus en Bavière. À ne pas oublier : Nos courageux collègues du service des expéditions gardent le fort et expédient vos commandes immédiatement.

01.03.2021
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