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Archive pour la catégorie 'Observations'

Mars en opposition 2020

01.10.2020, Marcus Schenk

Faits marquants de l’automne 2020

28.08.2020, Marcus Schenk

Mars en opposition, Léonides sans Lune et une intéressante occultation d’étoiles le soir. Il y a de nouveau suffisamment de raisons pour regarder les étoiles.

Ne laissez rien vous échapper au cours des trois prochains mois : l’Infographie de l’automne 2020 vous donnera un aperçu rapide des nombreux événements célestes importants attendus. Le texte d’accompagnement vous apportera d’autres détails d’un grand intérêt.

Nous vous souhaitons de captivantes heures d’observation.

Septembre :

06/09. La Lune rencontre Mars

Le soir du 5 septembre, la Lune et Mars se trouvent dans une dense constellation : à partir de 21h30 CEST, toutes deux se lèvent au-dessus de l’horizon est. Cependant, elles se rapprochent de plus en plus au cours de la nuit, jusqu’à ce qu’elles se trouvent à moins d’un degré de distance au petit matin du 6 septembre.

11/09. Neptune en opposition

Neptune est la planète la plus extérieure du système solaire : à ce jour, nombreux sont les observateurs qui ne l’ont que rarement vue. Cependant, elle atteint maintenant son opposition et se tient pendant toute la nuit dans une position favorable dans le ciel. A la tombée de la nuit, nous la trouvons au-dessus de l’horizon est, entre le Verseau et les Poissons. Avec une magnitude de 7,8, elle peut être découverte avec toutes les jumelles, mais ce n’est qu’au télescope que nous détectons le petit disque planétaire de Neptune, planète distante de 4,3 milliards de kilomètres.

14/09. Rencontre de la Lune, de Vénus et de M44

Vous êtes un lève-tôt ? Parfait, car vous allez alors vivre un délicieux moment, celui d’une rencontre entre la Lune, Vénus et l’amas d’étoiles ouvert M44. Par un ciel sombre, on peut déjà la détecter à l’œil nu. Les trois objets célestes sont pratiquement alignés, M44 représentant le centre. Ce qui est particulièrement beau : la Lune décline et elle n’est éclairée qu’à 14 %.

25/09. Rencontre de la Lune, de Jupiter et de Saturne

Pendant tout l’été, nous avons pu observer Saturne et Jupiter en Sagittaire, dans le ciel du soir. Ce fut tout simplement un temps fort pour chaque observation astronomique. Peu après le début de l’automne, le 25 septembre, nous assisterons à un beau spectacle avec la Lune.

Octobre :

03/10. La Lune rencontre Mars

Ce mois, la Lune remarque aussi que Mars doit être la star du mois. En octobre, en effet, elle la rencontre deux fois. Au cours de cette nuit, une distance de 4 degrés les sépare.

03/10. Vénus rencontre Régulus

Au cours de la période précédant l’aube, nous voyons surgir à l’est, la constellation printanière du Lion. Ce qui frappe, ce sont Vénus et l’étoile principale Régulus qui sont ensemble, cette dernière venant par ailleurs à la 22e position parmi les étoiles les plus lumineuses du ciel du soir. Percevoir consciemment les grandes différences de luminosité de ces deux corps célestes est un véritable plaisir.

08/10. Draconides

Les Draconides sont une pluie de météores qui semble provenir de la constellation du Dragon. Le 8 octobre, on escompte les taux de chute maximum. Il n’y a malheureusement pas de prévisions quant au nombre d’étoiles filantes à escompter, car ce nombre peut varier considérablement.

Le radiant se situe à proximité de l’étoile β Draconis. Le Dragon fait partie d’une constellation circumpolaire, ce qui fait que le radiant se situe à hauteur optimalement visible.

14/10. Mars en opposition

La période orbitale de Mars est de 686 jours, c’est-à-dire que l’on assiste à une opposition à peu près tous les deux ans. La dernière, qui remonte à 2018, nous a offert une grande proximité de la Terre et une planète Mars gigantesque, mais sa hauteur au-dessus de l’horizon était faible. Cette année, le diamètre de son disque n’est que de deux secondes d’arc plus petit, mais la position dans le ciel est nettement plus haute. Ce que cela signifie : l’une des meilleures possibilités d’observation dans les prochaines années.

21/10. Orionides

Les Orionides sont une petite pluie d’étoiles filantes, avec 20 météores environ par heure. Le radiant se situe dans la constellation d’Orion, près de l’étoile Bételgeuse. Vous pourrez observer les étoiles filantes pendant tout le mois, mais le maximum se situera entre le 20 et le 21 octobre. La meilleure période pour l’observation se situe entre 22 heures et 5 heures.

21/10. La Lune occulte Gamma SGR (Soft Gamma Ray)

Les occultations d’étoiles par la Lune sont fascinantes pour tous les observateurs, en particulier lorsqu’elles commencent du côté encore non éclairé de la Lune. Le 21 octobre, une opportunité optimale s’offrira à nous à la tombée de la nuit. À 20h35, l’étoile Gamma SGR (Soft Gamma Ray), d’une magnitude de 2,8, sera occultée dans la constellation du Sagittaire. Avec des étoiles de cette luminosité, l’effet est stupéfiant : comme si elle était éteinte, elle disparaît derrière la Lune et resurgit de l’autre côté à 21h42. Mais la Lune peut alors être déjà couchée en bien des endroits.

22/10. Rencontre de la Lune, de Jupiter et de Saturne

À peine un mois après la dernière rencontre, la Lune rejoint de nouveau les planètes Jupiter et Saturne. Le meilleur moment pour observer : au crépuscule.

29/10. La Lune rencontre Mars

Ce soir, la Lune et Mars se rencontrent et sont à une distance de 3 degrés.

31/10. Uranus en opposition

Uranus est l’une des géantes gazeuses les plus éloignées. Au télescope, elle n’apparaît que sous la forme d’un minuscule disque verdâtre, sur lequel nous ne détectons aucun détail. Mais vous pouvez encore l’identifier en tant que planète. Cherchez Uranus avec une carte du ciel ou, mieux encore,  avec le système GoTo de votre télescope. Avec un grossissement de 120-200x, vous pourrez alors détecter le petit disque planétaire.

Novembre :

10/11. Mercure à sa plus grande élongation ouest

Mercure se trouve à sa plus grande distance angulaire du soleil, 19 degrés. Elle atteint ainsi sa meilleure visibilité matinale cette année. Le 10 novembre, nous pourrons voir Mercure se lever au-dessus de l’horizon est, à 5h30 environ. Venue des couches de brume, Mercure brille au-dessous de Vénus.

11/11. La Lune occulte α Virginis (Epi) dans la Vierge

Le 11 novembre, il conviendrait que vous vous leviez tôt : dans les heures du matin, à partir de 6h40, on assistera à une occultation d’étoile rare et très bien visible. La Lune occultera l’étoile α Virginis de magnitude 4.

12/11. Jupiter rencontre Pluton

Jupiter et Pluton défilent l’une à côté de l’autre et se rapprochent le 12 novembre jusqu’à 40 secondes d’arc. Il est normalement difficile de trouver aisément l’ancienne planète et l’actuelle planète naine. Elle est en effet faible et ne peut être distinguée d’une étoile. Mais, cette fois, Jupiter constitue un bon point d’orientation pour chercher Pluton également sans monture GoTo.

13/11. Rencontre de la Lune, de Mercure et de Vénus

À l’aube apparaît une constellation qui va faire briller les yeux de tous les observateurs du ciel : dans le sens est, dans la constellation de la Vierge, Vénus, Mercure et le très fin croissant de Lune vont rayonner : une opportunité parfaite pour une belle impression du ciel du soir.

16/11. Léonides

Du 16/01 au 17/01, les Léonides atteignent leur maximum. À côté des Perséides, les Léonides font partie des pluies d’étoiles filantes les plus célèbres. Il y a eu des années où ces météores tombaient comme des gouttes de pluie du ciel. Cela se produit en général tous les 33 ans, lorsque la Terre entre en collision avec le nuage des Léonides. Dans les années normales, la chute maximale ne dépasse pas 20 météores par heure. Cette année, l’étroit croissant de Lune se couchera tôt et c’est sans obstacles que nous pourrons profiter des étoiles filantes pendant toute la nuit.

19/11. Rencontre de la Lune, de Jupiter et de Saturne

La constellation du Sagittaire disparaît alors définitivement du ciel en début de soirée mais, immédiatement au-dessus de l’horizon, nous pouvons aujourd’hui détecter, dans un joli groupe, la Lune âgée de cinq jours, ainsi que les planètes Jupiter et Saturne.

25/11. La Lune rencontre Mars

La Lune et Mars se rencontrent aujourd’hui à une distance de 6 degrés environ.

Images de la comète C/2020 F3 NEOWISE : différentes prises de vue réalisées par nos collègues [galerie de photos]

20.07.2020, Marcus Schenk

Chez Astroshop.de, nous foisonnons d’astronomes amateurs et d’autres individus qui depuis de nombreuses années, observent le ciel avec un enthousiasme débordant. Et comme vous pouvez vous en douter, les comètes étaient au cœur des conversations lors de la pause déjeuner, entre la soupe tomate et les tortellinis. Au printemps, nous pensions pouvoir admirer une magnifique comète aux mille éclats, mais toutes ces voyageuses n’ont eu de cesse de décevoir nos espoirs. D’où notre joie sans borne, lorsque la comète C/2020 F3 (NEOWISE) a été découverte en mars.

Visible uniquement dans le ciel du sud, elle a progressivement rejoint l’hémisphère nord. Au début du mois de juillet, elle se trouvait encore juste au-dessus de l’horizon et n’était observable que tôt le matin. Il est à présent possible de l’apercevoir en fin de soirée et le matin à partir de 3 heures, environ au-dessus de l’horizon nord. Elle est tellement lumineuse qu’on peut la distinguer à l’œil nu en ville.

Certains vont jusqu’à la comparer avec la comète Hyakutake, qui avait furtivement traversé le ciel en 1996 avec sa longue trainée lumineuse. En effet, nous n’avons pas connu de comète aussi spectaculaire depuis Hyakutake et Hale-Bopp.

Découvrez les prises de vue de la comète réalisées par nos collègues ces derniers jours dans la galerie de photographies ci-dessous :

Komet Neowise Michele Russo

Auteur de l’image : Michele Russo

 

Komet Neowise von Uli Zehndbauer

Auteur de l’image : Uli Zehndbauer, Sony RX-100 Mk I, 10s ISO 800 photo réalisée en une prise et sans suivi. 10 juillet 2020, 3h15, lieu : Kalvarienberg (Mont du calvaire), Karlskron/Pobenhausen

 

Auteur de l’image : Frank Gasparini, capture réalisée en une prise 400 ASA, 4 sec, 70 mm avec Pentax K3

 

Auteur de l’image : Marcus Schenk, réalisée avec un Sony Alpha 7s plein format, 70 mm, f/5,6, 3,1 secondes, 3h41.

 

Auteur de l’image : Michal Baczek, télescope : SW 120/600 sur une monture Meade LX85. Appareil photo Nikon D3200, durée 1x30s

 

Auteur de l’image : Carlos Malagon, Omegon ED80 avec réducteur, appareil photo Canon 350D, empilement 30×20 secondes.

 

Auteur de l’image : Joao Martins, appareil photo Sony A7 III, Sigma 50mm, f/5,0, 15 secondes, Pateira de Fermentelos, Portugal

 

Si vous souhaitez observer vous-même la comète, consultez notre graphique du ciel que vous trouverez dans notre article C/2020 F3 (NEOWISE) : une nouvelle comète sous les projecteurs ?

Nous vous souhaitons de passer des moments inoubliables à observer le ciel !

PS : vous êtes à la recherche de jumelles pour observer la comète ? Voici nos recommandations inédites en la matière.

C/2020 F3 (NEOWISE) : une nouvelle comète sous les projecteurs ?

06.07.2020, Marcus Schenk

Va-t-elle occuper le devant de la scène céleste ? Ou disparaître discrètement par la petite porte ? Une comète prometteuse est à nouveau en chemin dans le système solaire. Mais que nous réserve C/2020 F3 (NEOWISE) ? Les estimations la concernant nous tiennent en haleine …

Komet F3 NEOWISE

Comet C/2020 F3 (NEOWISE)

Tout a commencé au printemps avec la comète Y4 ATLAS : la rumeur ne tarda pas à l’ériger au rang de Grande Comète 2020, car elle décrivait une orbite similaire à celle de la Grande Comète de 1844. A ce moment-là, elle atteignait encore une brillance non négligeable de magnitude 1. La comète Y4 ATLAS a donc fait naître de beaux espoirs, avant de se désintégrer soudainement. C’est sous forme de débris qu’elle a continué à fuser à travers le cosmos, et le grand événement n’a pas eu lieu. Nous avons également pu parfois observer la comète C/2017 C2 (Panstarrs), qui est cependant restée en deçà des attentes.

La perspective réjouissante d’une autre comète brillante C/2020 F3 (NEOWISE)

Heureusement, l’Univers n’est jamais à court de surprises : la nouvelle comète C/2020 F3 (NEOWISE) a été découverte le 27 mars par le télescope spatial NEOWISE sous forme de « luciole » de faible brillance (magnitude 17). Les talentueux dénicheurs de comète parmi la communauté scientifique lui prédisent désormais un brillant avenir. On murmure à huit-clos qu’elle pourrait même atteindre une luminosité de magnitude 0,6. Quoi ? Impossible. Et pourtant si ! Mais ne le répétez pas trop fort.

Ce graphique montre la trajectoire de la comète C/2020 F3 (NEOWISE)

Où se situe la comète et comment l’observer ?

Soyez bien attentif si vous ne souhaitez pas passer à côté des informations essentielles
Actuellement, la comète NEOWISE se trouve toujours dans l’hémisphère céleste sud : elle est cependant en train de migrer lentement vers le ciel étoilé du nord et s’élève chaque jour un peu plus. A partir du 15 juillet, on pourra l’admirer dans le ciel du soir (à partir de 22h30) à 15 degrés au-dessus de l’horizon nord-ouest. Malheureusement, il ne sera pas possible de l’observer toute la nuit, car elle sera proche du Soleil. Les jours suivants, elle se déplacera dans la constellation du Lynx (assez peu perceptible) en direction de la patte avant de la Grande Ourse. Vous ne disposez que d’un temps limité après le crépuscule, mais le spectacle en vaut la peine.

Télescope, jumelles ou œil nu ?

Si les experts ont vu juste, NEOWISE atteindra une luminosité de magnitude 0,6 le 5 juillet lorsqu’elle approchera de son périhélie. Le 15 juillet, elle devrait cependant encore briller d’un puissant éclat de magnitude 2 dans le ciel. Les télescopes ou jumelles de toutes les sortes possibles, voire une simple paire d’yeux, feront alors l’affaire.

A la mi-juillet, elle n’aura pas encore atteint sa destination finale : au cours du mois, elle continuera à côtoyer les pattes de la Grande Ourse avant de rejoindre la magnifique Chevelure de Bérénice le 1er août. Pendant cette période, sa luminosité diminue légèrement : elle chutera pour atteindre magnitude 3 le 20 juillet et magnitude 5,5 le 1er août. Elle ne perdra pas pour autant tout son charme. En effet, le ciel sera alors plus sombre et elle pourrait gagner plus de 10 degrés de hauteur.

Pourra-t-on un jour échapper à ce cycle infernal des comètes sans éclat ? C’est ce qu’il faut observer de près. Nous vous souhaitons de suivre ces évolutions avec joie et enthousiasme.

Vous pouvez télécharger le graphique sous forme de PDF en cliquant sur le lien suivant : Aufsuchkarte_C:2020 F3 NEOWISE.

Les faits astro marquants de l’été 2020

27.05.2020, Marcus Schenk

Comètes lumineuses, étoiles filantes spectaculaires au mois d’août et de nombreuses planètes en opposition : le ciel estival de 2020 nous promet son lot de réjouissances astronomiques.

Deux comètes dignes d’intérêt peuvent être observées dès le mois de juin : C/2020 F8 SWAN et C/2017 T2 PanSTARRS. La première migre progressivement du ciel de l’hémisphère sud vers celui de l’hémisphère nord, tandis que la deuxième est un objet circumpolaire qui brille très haut dans le ciel. Ne manquez pas T2 PanSTARRS au télescope : elle peut être observée à un endroit idéal, juste à côté d’une célèbre étoile. Consultez le texte qui suit pour en savoir plus.

Nous vous souhaitons de passer des heures inoubliables à observer le ciel.

Juin

1er juin : la comète SWAN

Le printemps 2020 a compté un grand nombre de comètes, parmi lesquelles C/2020 F8 SWAN, de forte brillance, constitue l’une des plus extraordinaires voyageuses. Ayant séjourné dans l’hémisphère sud au printemps, elle n’est montée sur l’horizon qu’à la fin du mois de mai et est désormais également visible dans le ciel du Nord.

4 juin : élongation maximale de Mercure à l’est

Mercure atteint son élongation maximale à l’est, qui s’établit à 23 degrés dans cette constellation. On peut l’observer au crépuscule, juste au-dessus de l’horizon nord-ouest. Si vous la contemplez à travers un télescope, vous l’apercevrez presque à demi éclairée.

5 juin : éclipse lunaire pénombrale

Ce soir-là, la Lune traverse la pénombre de la Terre sur la moitié de sa surface environ. Si cet événement appelé « éclipse pénombrale » est intéressant d’un point de vue astronomique, son observation visuelle n’a rien de spectaculaire, car la Lune ne s’assombrit que dans une moindre mesure. Il n’est pas possible d’assister à la phase initiale à 19h45 HEEC (17h45 TU), car la Lune se trouve encore sous l’horizon. A 21h24 HEEC, l’obscurcissement est maximal et on peut l’apercevoir juste au-dessus de l’horizon sud-est. Il est alors possible de suivre la trajectoire de la Lune jusqu’à ce qu’elle quitte à nouveau la pénombre à 23h04 HEEC.

5 juin : la comète PanStarrs

Autre comète intéressante assurément jolie à photographier : C/2017 T2 PanSTARRS. Découverte le 1er octobre 2017, elle continue à faire le tour du soleil en suivant une trajectoire parabolique.

Sa magnitude est actuellement de 8 et elle peut être observée à l’aide de petits télescopes et de grandes jumelles. Le 5 juin, elle se situe à 1 degré de distance de Dubhé, étoile brillante de la Grande Ourse. Vous pouvez donc la repérer très facilement à l’aide de n’importe quel télescope muni d’un oculaire grand angle ou de grandes jumelles.

9 juin : la Lune rencontre Jupiter et Saturne

Un spectacle d’une rare beauté : au début de la deuxième partie de la nuit, la Lune, Jupiter et Saturne s’élèvent ensemble sur l’horizon sud-est. Les deux planètes ne sont séparées de notre satellite que de 3 et 4 degrés : à toutes les trois, elles forment un magnifique trio. A droite se trouve la constellation du Sagittaire avec ses objets estivaux du ciel profond, et sur la gauche, le Capricorne.

13 juin : la Lune rencontre Mars

A partir de 3h HEEC (1h TU) environ, nous assistons à la rencontre entre Mars et la Lune à une altitude de seulement 10 degrés au-dessus de l’horizon. Un spectacle qui vaut le détour : mais qui est ce mystérieux visiteur ? La planète Neptune, à peine visible, se joint à eux. On peut l’apercevoir avec des jumelles à moins de 1,5 degré au-dessus de Mars.

19 juin : la Lune occulte Vénus

Une scène rarissime : la Lune vient se placer devant Vénus pour la recouvrir. Cet événement se produisant le jour, est-il possible de l’observer ? La réponse est oui, mais plutôt si vous êtes un astronome averti. A 9h55 HEEC (7h55 TU), la Lune, sous la forme d’un mince croissant, vient se placer devant Vénus. Attention : le soleil est à environ 20 degrés à l’est ! Ne regardez jamais le soleil directement ou avec un instrument optique.

27 juin : les Bootides de juin

La pluie de météores qui forme les Bootides de juin prend naissance dans la constellation du Bouvier. Le nombre de météorites qui tombent sur notre planète est faible et aléatoire. Certaines années, aucun météore n’a pu être observé dans le ciel, tandis que d’autres fois, on a pu en recenser plus de 100 par heure. Comme le suspense est toujours à son comble avec ces corps cosmiques, il vaut la peine de scruter attentivement l’atmosphère.

Juillet

5 juillet : la Lune rencontre Jupiter et Saturne

Aux derniers rayons du crépuscule, les deux grandes planètes Jupiter et Saturne font leur apparition au sud-est, et attirent le regard avec leur magnitude de -2,7 et 0,1. Ce soir-là, une Lune extrêmement claire les rejoint, car hier encore, c’était la pleine lune.

8 juillet : éclat vénusien maximal

Vénus se trouve actuellement dans la constellation du Taureau ou dans l’amas des Hyades. Bien que seul 30% de sa surface soit éclairée, elle atteint une magnitude de -4,4, soit sa brillance maximale de l’année.

12 juillet : la Lune rencontre Mars

Ce jour-là, Mars et la Lune se rencontrent à une distance d’environ 2,5 degrés. Elles sont toutes deux situées dans la constellation de la Baleine, à la limite de celle des Poissons, et se lèvent après minuit. A l’aube, elles se trouvent à 30 degrés au-dessus de l’horizon, sans toutefois atteindre leur méridien car il y a longtemps que le lever du Soleil a eu lieu.

12 juillet : Vénus rencontre Aldébaran

Le passage d’une planète brillante devant une étoile brillante a quelque chose de fascinant. De tels événements s’observent facilement et sont absolument somptueux. Le 12 juillet, Vénus croise l’étoile brillante Aldébaran à une distance de 0,5 degré seulement dans la constellation du Taureau. Il s’agirait du plus grand rapprochement entre une planète et Aldébaran de ce siècle.

14 juillet : opposition de Jupiter

Jupiter se lève au sud-est dès le crépuscule et se distingue par son éclat remarquable. Ce jour-là, elle est à l’opposé du Soleil et peut être admirée toute la nuit. 619 millions de kilomètres la sépare désormais de la Terre et la lumière a besoin d’un peu plus d’une demi-heure pour atteindre notre planète. Son diamètre apparent est de 47 secondes d’arc, son passage au méridien a lieu à 1h25 HEEC (23h25 TU), c’est donc à cette heure-là que sa visibilité est la meilleure.

16 juillet : opposition de Pluton

Celle qu’on nommait autrefois planète et qui a été reléguée au rang de planète naine, est en opposition et atteint une magnitude de 14,2. Sa localisation au télescope n’est pas évidente et ne peut être réalisée qu’à l’aide d’un graphique de localisation détaillé. Ces jours-ci, Pluton se trouve entre Saturne et Jupiter, dont elle est séparée de seulement 2 degrés à l’ouest (à gauche, correspond au cercle médian du Telrad).

17 juillet : la Lune rencontre Vénus

Un spectacle enchanteur dans le ciel du matin : ce jour-là, Vénus croise le mince croissant lunaire âgé de presque 26 jours dans la constellation du Taureau, près de l’’étoile Aldébaran.

21 juillet : opposition de Saturne

Juillet est le mois des oppositions, avec Saturne au programme du jour. Sa magnitude de 0,1 est largement plus faible que celle de sa prestigieuse voisine Jupiter. Mais son magnifique anneau, dont la vue en plan nous permet d’admirer l’ouverture exceptionnelle, la rend néanmoins particulièrement intéressante.

22 juillet : élongation maximale de Mercure à l’ouest

Si l’élongation de Mercure était orientale en juin, la planète atteint désormais sa plus grande élongation à l’ouest. Ce qui signifie qu’elle apparaît à présent dans le ciel du matin, car elle se lève avant le soleil. A partir de 4h30 HEEC (2h30 TU), vous devriez pouvoir l’apercevoir à environ 3 degrés au-dessus de l’horizon. A cette heure, le Soleil se trouve à 8 degrés sous l’horizon.

28 juillet : les Delta aquarides

Les Delta aquarides constituent le dernier rendez-vous du mois. Il s’agit d’étoiles filantes qui semblent provenir de la constellation du Verseau. Elles défilent au nombre de 25 par heure maximum. Le meilleur moment pour les observer se situe après minuit, alors que le coucher de Lune a déjà eu lieu.

Août

1er août : la Lune rencontre Jupiter

Ce jour-là, la Lune, âgée 12 jours et quasi pleine, rencontre Jupiter.

9 août : la Lune rencontre Mars

Ce matin-là, la Lune s’approche de la planète Mars pour atteindre 2,75 degrés de distance. Alors que Mars se trouve dans la constellation des Poissons, il faudra attendre le lendemain que pour la Lune rejoigne les Poissons depuis la Baleine.

12 août : Perséides

Le rendez-vous incontournable du mois d’août : la pluie d’étoiles filantes des Perséides. Cette nuit-là, il est possible d’apercevoir jusqu’à 100 météores par heure. A condition que l’éclat de la Lune ne gêne pas. Cette année, seule la première partie de la nuit nous permet de ne pas être gênés par la Lune. Vers 0h30 HEEC (22h30 TU), elle se lève sur l’horizon, la luminosité augmente et les Perséides de faible éclat disparaissent au clair de lune.

13 août : élongation maximale de Vénus à l’ouest

Vénus revêt ses habits d’étoile du matin et atteint ce jour son élongation maximale à l’ouest à une distance de 45 degrés du Soleil. Si vous contemplez Vénus à travers votre télescope, vous ne la verrez éclairée que sur la moitié de sa surface.

13 août : la Lune rencontre les Hyades 

La Lune se trouve dans la constellation du Taureau, près de l’amas d’étoiles des Hyades.

15 août : la Lune rencontre Vénus

Si vous contemplez le ciel le matin, vous apercevrez Vénus près du fin croissant de Lune. Les deux corps célestes se trouvent dans la constellation des Jumeaux.

28 août : la Lune rencontre Jupiter et Saturne

Ce soir-là, la Lune, Jupiter et Saturne se croisent dans la constellation du Sagittaire. Le trio est visible à gauche du célèbre astérisme de la théière. Etant donné qu’il n’est pas possible de faire des observations du ciel profond ce jour-là, pourquoi ne pas aller explorer les cratères lunaires, et pour couronner le tout, s’extasier devant les deux géantes de notre système solaire ?

C/2019 Y4 ATLAS : Une comète d’une luminosité visible à l’œil nu ?

27.03.2020, Marcus Schenk

Un vide béant. Pas de visites.

Pendant des années, il ne s’est pas passé grand-chose dans le système solaire et les planètes continuaient de poursuivre leurs orbites autour du soleil.

Mais le temps de l’attente est révolu.

Nous aurons la visite, en avril et en mai, d’une comète d’une magnitude qui pourrait devenir un véritable grand moment. Il se pourrait même qu’elle soit visible à l’œil nu.

En plus, elle porte en joli nom : C/2019 Y4 ATLAS. Elle est dès à présent bien visible au télescope. Un changement bienvenu en ces temps où le coronavirus oblige quiconque au confinement et à renoncer aux contacts sociaux. Préparez votre télescope car tout cela pourrait être passionnant.

Komet Y4 ATLAS

La comète C/2019 Y4 ATLAS avec sa chevelure verte près des galaxies M81 et M82 les 19 et 20 mars 2020. Prise de vue avec un Canon 600Da – Canon EF 200mm f2,8 L – @f3,5 (bague adaptatrice comme cache frontal), 76x2min -> 2h32min – ISO800, Vixen GP-DX – MGEN II. Traitement des images dans DeepSkyStacker et Photoshop, auteur de l’image : Johannes Hildebrandt

La grande comète de 2020 ?

Le système d’alerte d’impact terrestre d’astéroïde, ou ATLAS en abrégé, se situe sur Hawaii. Il scrute le ciel à la recherche d’objets géocroiseurs qui s’approchent dangereusement de la Terre et a pour mission de prédire un éventuel impact. Le 28 décembre 2019, le système robotisé a détecté la comète sur son chemin à travers notre système solaire. Les astronomes ont constaté qu’elle suit une orbite très similaire à celle de la grande comète de 1844 qui atteignait une magnitude de -1. Certains experts pensent même qu’Y4 ATLAS pourrait être un fragment de la queue de l’ancienne comète et devenir encore plus lumineuse. Il est donc captivant de poursuivre le chemin de cette comète rien que pour cela.

Mais pouvons-nous envisager une évolution similaire pour C/2019 Y4 ATLAS ?

Fort accroissement de la luminosité jusqu’en mai

Il est certain que sa luminosité augmentera rapidement. En décembre, à l’époque de sa découverte, sa magnitude de 19 la rendait inaccessible. Sauf que son éclat s’est accru et qu’il atteint une magnitude d’approximativement 8 entretemps. Soit un accroissement multiplié par 25000. Tout cela deviendra vraiment intéressant d’ici fin mai, du simple fait que sa luminosité ne cessera d’augmenter. Sa magnitude dépasse d’ores et déjà les attentes initiales.

Elle commence à pénétrer dans la zone des planètes les plus reculées de notre système. Le 24 mai, elle passera à vive allure à une distance de 117 millions de kilomètres de la Terre et atteindra son orbite la plus proche du soleil le 31 mai – voire dans l’orbite de Mercure. Selon les prévisions, elle pourrait atteindre une luminosité de magnitude 2 pendant ce temps. Cela signifie qu’elle serait visible avec de simples jumelles, et même à l’œil nu.

Autre gros avantage : La comète se situe sur une orbite quasiment géniale pour nous en tant qu’« habitants de l’hémisphère Nord ».

Nous l’avons déjà observé

Quelques membres de notre équipe ont déjà eu l’occasion d’observer la comète ces derniers jours. Le dernier week-end, je me suis également mis à sa recherche. J’ai immédiatement réussi à la détecter avec mon télescope Dobson Taurus 12“. La petite tache diffuse était nettement visible parmi les étoiles environnantes. La chevelure semblait parfaitement ronde avec une zone plus claire au cœur. Aux abords du ciel d’une petite ville, j’ai poursuivi l’observation avec mon oculaire SWA 32mm et un Nagler 11mm d’un grossissement d’approximativement 140 fois. La comète était encore plus contrastée et se détachait encore mieux du fond du ciel. Une expérience sensationnelle. La comète était déjà visible avec des jumelles 20+40×100 Nightstar.

Zeichnung von Komet C/2019 Y4 ATLAS

Schéma de la comète C/2019 Y4 ATLAS le 22 mars 2020 qui reproduit l’impression visuelle au télescope Dobson 12″, Marcus Schenk.

Comment trouver la comète C/2019 Y4 ATLAS ?

Elle ne se couche pas sous l’horizon, mais reste bien haute et circumpolaire. Une position de rêve pour un observateur. Notre vagabonde passe actuellement dans la Grande Ourse qui, grâce au printemps, est maintenant bien haute dans le ciel. Nous vous invitons à profiter de cette heureuse opportunité pour l’observer avec votre télescope. Et si vous avez prévu d’acheter un télescope ? Faites-le maintenant !

En avril et en mai, elle traverse la constellation de la Girafe et se dirige vers Persée. Elle devient nettement plus lumineuse, mais perd également en altitude avec le temps. Il est donc d’autant plus important de trouver une zone sombre avec peu de nuages à l’horizon. En cette période de coronavirus et du confinement, j’étais heureux de pouvoir observer la comète de mon jardin, à une altitude encore élevée.

Mais que devez-vous faire pour détecter la comète ?

Vous trouverez par exemple une carte de recherche actuelle à la page skyhound.com.

Ou une carte quotidiennement actualisée sur Theskylive.

Vous voulez voir la comète encore mieux ? Le filtre Lumicon spécial comète, qui améliore le contraste de la chevelure et d’une éventuelle queue de gaz, est certainement utile dans ce contexte.

Pourrons-nous voir la comète à l’œil nu ? C’est écrit dans les étoiles malgré tant de calculs et de prédictions. Espérons le meilleur. En attendant, profitez de la comète avec votre télescope ou vos jumelles. Personne ne sait combien d’années nous devrons réattendre la venue d’une comète aussi brillante ?

S’il vous faut encore un télescope, des accessoires ou des jumelles : Nous sommes à votre disposition, téléphoniquement et par courriel, malgré la gravité de la crise du coronavirus en Bavière. À ne pas oublier : Nos courageux collègues du service des expéditions gardent le fort et expédient vos commandes immédiatement.

Infographie : Faits astro marquants du printemps 2020

04.03.2020, Marcus Schenk

Au printemps, il va de nouveau se passer un certain nombre de choses dans le ciel. Les géantes gazeuses vont alors se serrer la main, une planète va rencontrer un amas d’étoiles, il va se produire des occultations d’étoiles et l’on pourrait même voir une comète avec les jumelles.

Nous vous souhaitons de beaux moments avec l’actuelle infographie astronomique « Faits astro marquants du printemps 2020 ». Vous trouverez dans le texte qui suit des descriptions vous expliquant les événements prévus.

Mars

8 mars Vénus rencontre Uranus
Forte luminosité de Vénus, faible éclat d’Uranus : ces deux planètes se rencontrent aujourd’hui dans au crépuscule et Vénus passe en toute hâte devant la géante gazeuse à environ 2° de distance. Vous pourrez les distinguer toutes les deux de façon optimale avec vos jumelles.

18 mars La Lune rencontre Mars et Jupiter
Si vous vous levez tôt ce matin, vous serez récompensé par un spectacle tout particulier. Au-dessus de l’horizon sud-est, vous pourrez distinguer la Lune décroissante avec Jupiter et Mars formant un joli groupe. Un peu plus à l’est, Saturne se joindra même au groupe.

20 mars Jupiter rencontre Mars
Mars rend de nouveau visite aux grandes planètes. Tôt ce matin, il rend visite à Jupiter et s’approche à une distance de 40 secondes d’arc. Dans les jours suivants, il passera devant Jupiter et se dirigera vers Saturne.

24 mars Vénus dans la plus grande élongation est
L’objet intéressant à observer qui se présente maintenant est Vénus, à demi-éclairée. Elle rayonne dans une luminosité de -4,3 mag et elle se présente comme une belle étoile du soir pendant pratiquement toute la première moitié de la nuit, pour finir par disparaître sous l’horizon peu avant 23 heures.

29 mars La Lune occulte ε Tau
L’hiver prend lentement congé du ciel du soir. On peut encore voir les constellations d’Orion et du Taureau tout à l’ouest dans le ciel. Ce soir, vous pourrez être témoin d’une intéressante occultation d’étoiles par la Lune. Vers 21 h 30, la Lune se rapprochera de la lumineuse étoile ε Tau (Epsilon Tauri), 3,5 mag, dans les Hyades, et l’occultera à 21 h 35 CET par son côté sombre.

Avril

2 avril Junon en opposition
Avec 257 kilomètres de diamètre, Junon est un astéroïde dans la ceinture principale d’astéroïdes. Le 2 avril, il atteindra son opposition par rapport au soleil et rayonnera à une luminosité de 9,5 mag.

3 avril Vénus rencontre les Pléiades
Une rencontre d’un type inhabituel : le 3 avril, nous pourrons voir dans le ciel du soir comment Vénus rend visite aux Pléiades. Un spectacle tout à fait rare et qui sera d’autant plus beau si nous observons les deux objets dans un télescope ou si nous immortalisons ce souvenir sur une photo.

15 avril La Lune rencontre Jupiter, Saturne et Mars
Le trio de Jupiter, Saturne et Mars est actuellement visible tous les matins, avant le lever du soleil, dans le sud-est du ciel. Si vous n’avez pas l’habitude de vous lever aussi tôt, faites une exception. Ce matin, par exemple. Aujourd’hui, la Lune se joint en effet au trio et offre, avec les planètes, un très attrayant spectacle.

26 avril La Lune rencontre Vénus
La Lune n’a que trois jours et brille encore dans le ciel du soir sous la forme d’un croissant étroit et fin. Aujourd’hui, elle se joint à la lumineuse « étoile du soir », Vénus.

28 avril La plus grande luminosité de Vénus
Un ardent éclat dans le ciel. Si nous regardons le ciel, nous voyons alors l’éblouissante Vénus. Nombreux sont ceux qui pensent qu’il s’agit d’un avion avec son projecteur, voire d’un ovni. Mais vous le savez : il s’agit de Vénus, qui réfléchit plus de 75 % de sa lumière solaire et illumine par conséquent le ciel magnifiquement.

Mai

3 mai La Lune occulte l’œil de la Vierge
La Lune se rapproche par son côté sombre et se dirige vers l’étoile v dans la constellation de la Vierge. À 23 h 48, l’étoile disparaît derrière la Lune et ressurgit au bout de 40 bonnes minutes derrière le côté éclairé. Avant de commencer votre observation, informez-vous quant aux heures d’occultation précises car celles-ci peuvent légèrement varier en fonction de la situation géographique de votre site d’observation.

12 mai La Lune rencontre Jupiter et Saturne
Au cours de la dernière moitié de la deuxième partie de la nuit, une dream team du système solaire surgit au-dessus de l’horizon : un Jupiter lumineux, une Lune plus lumineuse encore et Saturne, d’un éclat quelque peu plus faible.

15 mai La Lune rencontre Mars
Peu avant l’aube, vous pouvez découvrir la planète Rouge et la Lune. Entre les constellations du Verseau et du Capricorne, toutes deux se rapprochent jusqu’à 3° de distance. À 30 bons degrés de distance, au-dessus à droite, vous découvrez les deux géantes gazeuses Jupiter et Saturne.

15 mai Comète C/2017 T2 (Panstarrs)
Cette Comète pourrait devenir un temps fort en mai. Si les prévisions sont justes, C/2017 T2 (Panstarrs) pourrait atteindre une luminosité d’environ 8 mag et devenir ainsi une comète bien visible avec les jumelles. En mai, elle séjournera dans la zone circumpolaire des constellations. Dans le courant du mois, elle s’éloignera de la constellation de la Girafe (directement à côté de la Petite Ourse) en direction du Grand Chariot. Le 23 mai, elle séjournera à proximité des Galaxies M81 et M82.

22 mai Vénus rencontre Mercure
Vénus brille comme un phare dans le ciel. Pour qui ne le sait pas, elle peut rapidement être confondue avec le projecteur d’un avion. Ce soir, Vénus rencontre son voisin direct, Mercure.

24 mai La Lune rencontre Vénus et Mercure
Fin mai, tout tournera autour de Vénus et de Mercure, parce que ces deux planètes seront particulièrement bien visibles. Aujourd’hui, elles partagent l’attention qu’elles suscitent avec le croissant de la Lune âgée de deux jours, très fin et éclairé de 4 % seulement.

26 mai Mercure visible dans la soirée
Mercure est tellement proche du soleil, alerte, et tellement farouche ! C’est l’impression que l’on pourrait tout au moins avoir en essayant de l’observer. Il se tient la plupart du temps tout près au-dessus de l’horizon. Mais il est maintenant possible de l’apercevoir car, au crépuscule, il atteint une hauteur d’environ 10°. Partez à sa recherche, nettement après le coucher du soleil, le mieux étant d’avoir des jumelles avec vous.

De bonnes conditions pour observer Vénus

31.01.2020, Jan Ströher

Vénus, notre « planète sœur », va évoluer en un objet d’observation de qualité au cours des prochaines semaines. Certes, la planète Vénus est de toute façon un objet lumineux facile à repérer dans le ciel du matin et celui du soir, mais elle se trouve la plupart du temps très près de l’horizon, avec une agitation de l’air atmosphérique en conséquence et des périodes d’observation plutôt courtes. Les choses vont s’améliorer à partir de fin janvier environ, au moment où l’on pourra voir Vénus plus lumineuse en permanence, et plus longtemps dans le ciel du soir. La planète pourra alors être repérée sans problème à l’œil nu, immédiatement après le coucher du soleil, et être observée pendant quatre petites heures.

De bonnes jumelles comme, par exemple, les Nightstar d’Omegon, conviennent déjà bien pour observer cette planète. Les télescopes d’une ouverture à partir de 90 mm environ permettent déjà d’identifier Vénus sous la forme d’un petit disque. De la même façon que la Lune, cette planète nous montre alors différentes phases mais l’atmosphère très dense fait que les détails de sa surface restent masqués. Les structures nuageuses peuvent alors être très bien identifiées avec des télescopes d’une ouverture à partir de 130 mm. Pour intensifier le contraste, nous vous conseillons d’utiliser à ces fins un filtre approprié (violet, bleu foncé ou bleu).

Crédit photo : EXAME/JAXA/Divulgação, Brésil

Vénus est la deuxième planète la plus proche de notre système solaire et elle a à peu près la taille de la terre. Son atmosphère est composée de dioxyde de carbone, d’azote, de dioxyde de soufre et de différents gaz rares. De par sa composition, en liaison avec sa proximité du soleil, notre planète voisine est un univers hostile à la vie et mystérieux. Dans sa rotation autour du soleil, Vénus tourne dans le sens rétrograde, c’est-à-dire exactement dans le sens inverse à celui de notre terre. Sur Vénus, le soleil se lève par conséquent à l’ouest et il se couche à l’est. Cette planète est l’objet le plus lumineux, après notre Lune mais, de la même façon que Mercure, elle n’est visible que dans le ciel du matin ou celui du soir, d’où son nom « d’étoile du matin » ou « d’étoile du soir ».

À partir de mi-janvier, Vénus dominera notre ciel du soir immédiatement après le coucher du soleil à l’horizon sud-ouest. D’ici fin mars, sa position passera de 25° environ à 46° et elle atteindra d’ici fin avril une luminosité de – 4,7 mag. Au cours de cette période, elle évoluera à l’horizon ouest et traversera les constellations du Verseau (Aquarius), des Poissons (Pisces) et du Bélier (Aries). En avril, elle atteindra alors le Taureau (Taurus) et on pourra même la retrouver dans l’environnement des Pléiades (M45) début avril.

La meilleure façon pour vous de suivre Vénus de janvier à mai est d’utiliser également une carte des étoiles.

Crédit photo : Planétarium de Bochum

Nous vous souhaitons tout le plaisir et tout le succès qui soient dans votre observation de Vénus en 2020 !

Infographie : hiver 2019/2020

29.11.2019, Marcus Schenk

L’hiver sera à nouveau froid et glacial, mais c’est la saison qui vous permet d’observer les étoiles de la plus belle façon et tôt dans la soirée. Et quels sont les astronomes amateurs qui ne s’empressent pas de sortir lorsque les Pléiades ou Aldébaran (l’œil du Taureau) appellent ?

Le calendrier céleste, avec des événements marquants pour les trois prochains mois : L’infographie astronomique « Les temps forts dans le ciel de l’hiver 2019/2020 » vous informe des dates et des évènements qu’il ne faut pas manquer.

Nous vous souhaitons tout le plaisir qui soit lors de vos observations !

Décembre

01/12 Alignement planétaire

Au crépuscule, on verra un bel alignement des planètes Jupiter, Vénus et Saturne. La Lune croissante les accompagnera.

11/12 Saturne rencontre Vénus

Ce soir, au crépuscule, les planètes Vénus et Saturne se rencontrent au nord-ouest, juste au-dessus de l’horizon. Notez la différence de luminosité entre les deux planètes qui se croisent à moins de 2 degrés.

11/12 La Lune rencontre Aldébaran

Tôt dans la soirée, nous voyons apparaître Aldébaran, l’œil du Taureau, au-dessus de l’horizon. Aujourd’hui, cependant, on la découvre avec une Lune presque pleine. Une belle soirée pour l’observation des planètes et des étoiles doubles.

13/12 Géminides

Lorsque le ciel se dégagera en soirée, il faudra de préférence regarder vers le sud. Parce que le radiant des étoiles filantes « Géminides » se situera au niveau de la constellation des Gémeaux. Plus précisément : d’un point situé deux degrés au-dessus de l’étoile Pollux. Le meilleur moment, pour l’observation, se situera entre 21 h et 6 h. Avec 120 météores par heure, les Géminides sont parmi les étoiles filantes les plus denses. Cette année, la pleine Lune limitera cependant la vision. Néanmoins, il ne faut pas que vous manquiez l’événement.

23/12 La Lune rencontre Mars

Avis aux lève-tôt : un jour avant Noël, se lever de bonne heure pour observer le ciel vaudra la peine. À l’aube, un délicat croissant de Lune, avec une surface éclairée à 10% seulement, rejoindra Mars, le dieu de la guerre.

23/12 Ursidés

Les Ursidés sont une pluie d’étoiles filantes que vous pouvez observer toute la nuit. C’est parce que leur radiant se situe dans la constellation de la Petite Ourse que ces météores sont appelés Ursidés. Cependant, leur vitesse dans le ciel est beaucoup plus faible que celles des Perséides, soit environ 35 km par seconde.

29/12 La Lune rencontre Vénus

Dès qu’il fait sombre, nous pouvons déjà voir la Lune et Vénus briller au-dessus de l’horizon. Avec un ciel crépusculaire dégagé, ce spectacle est probablement l’un des plus beaux, qui attire même l’attention des personnes ne s’intéressant pas à l’astronomie. Ce soir, la Lune apparaît comme un fin croissant et Vénus brille de tout son éclat.

Janvier

04/01 Quadrantides

Les Quadrantides sont un essaim de météores de la constellation du Bouvier. La nouvelle année commence presque avec un feu d’artifice astronomique, qui nous envoie environ 120 météores par heure. Dans la soirée, le premier quartier de Lune est encore haut dans le ciel : attendez qu’il disparaisse au-dessous de l’horizon et que le ciel devienne sombre, avant de commencer votre observation. Comme nous sommes en hiver et que le Bouvier fait partie des constellations du printemps et de l’été, il ne se lève qu’après minuit et il en va ainsi de même pour le radiant. Ensuite, l’observation peut devenir très intéressante. Veillez à bien vous emmitoufler, car l’observation des météores demande de la patience.

05/01 Baie des Arcs-en-ciel sur la Lune

Un événement fascinant : la baie des Arcs-en-ciel sur la Lune. Comme une anse de lumière, elle rompt la nuit lunaire juste au-delà du terminateur. Nous regardons vers la mer des Pluies dans la région du cratère Sinus Iridum et de la chaîne de montagnes Montes Jura. Le soleil se lève ici à la limite du clair/obscur. Mais tandis que le cratère est encore dans l’obscurité, le soleil baigne les sommets circulaires des Montes Jura. Un anneau doré dans l’obscurité.

18/01 Mars rencontre Antarès

Antarès est une supergéante rouge de la constellation du Scorpion. Elle émet une lumière rouge intense et se situe dans la classe M, tout en bas de la classification spectrale. Si Antarès était à la place du soleil, elle irait au-delà de l’orbite de Mars. Mais aujourd’hui, pour nous, Mars et Antarès ne se rencontrent qu’optiquement dans le ciel. Comparez la teinte rouge des deux corps célestes.

27/01 Vénus rencontre Neptune

Très près et très loin : notre planète voisine, Vénus, rencontre le poste avancé de notre système solaire. À l’œil nu, nous ne pouvons cependant admirer que Vénus. Mais, à un degré au nord à peine, nous rencontrons Neptune, qui apparaît dans le télescope sous la forme d’un petit disque bleu.

28/01 La Lune rencontre Vénus

Un autre régal pour vos yeux : Vénus et l’étroit croissant de Lune, éclairé à 12%. Nous pouvons suivre correctement les deux corps les plus brillants du ciel jusqu’à environ 20 h 00 HEC, heure à laquelle Vénus disparaît souvent dans la brume puis, 40 bonnes minutes plus tard, sous l’horizon.

Février

04/02 Baie des Arcs-en-ciel sur la Lune

Comme le 5 janvier, nous pouvons de nouveau aujourd’hui observer l’anse dorée sur la lune. Il s’agit des sommets éclairés des Montes Jura situés du côté obscur du Terminator.

10/02 La plus grande élongation Est de Mercure

Mercure est rapide et rarement visible. Mais, actuellement, la timide gazelle se montre dans le ciel du soir. Elle se trouve à sa plus grande distance angulaire du soleil et reste juste visible dans le crépuscule avancé. Vous aurez toutefois besoin d’une vue très dégagée sur l’horizon, d’un temps clair, sans brume, et de jumelles, pour découvrir Mercure.

27/02 La Lune rencontre Vénus

La deuxième belle vision du croissant de Lune et de Vénus au crépuscule. Nous pourrons observer la splendeur de la brillante et lumineuse Vénus pendant un assez long moment dans le ciel, car elle ne se couchera que vers 22 heures, sous l’horizon.

Transit de Mercure 2019 : ces produits vont faire du Transit un grand moment.

11.10.2019, Marcus Schenk

Quelque chose que nous ne pouvons voir que tous les 3,5 à 13 ans : le Transit de Mercure. Le 11 novembre 2019, cet événement rare va se reproduire. Pendant sa conjonction inférieure, la planète Mercure traversera le disque solaire et nous pourrons l’observer en plein jour. Il ne faut pas que vous manquiez le moment fort en astronomie de l’année ! Observer ? Oui, mais avec quoi ? Les produits ci-après présentés vous permettront de bien vous préparer pour une observation réussie.

Attention : ne regardez jamais le soleil sans un filtre solaire approprié. Pour l’observation, un filtre solaire est toujours indispensable.

Filtre solaire sous forme de feuille

Bien qu’il soit peu coûteux, la feuille de filtre solaire Baader AstroSolar, disponible dans différentes tailles, est très efficace. À partir de ce film, vous réalisez vous-même un filtre d’objectif adapté à votre besoin, que vous fixez ensuite devant l’objectif.

AstroSolar-Sonnenfolie

Le film solaire AstroSolar, au format 210 x 297 mm

Filtre solaire avec monture

Vous ne souhaitez pas réaliser le filtre vous-même ? Alors un filtre déjà monté, est la solution parfaite pour vous. Les filtres Omegon pour petits télescopes ou les filtres ASTF de Baader, qui existent pour de nombreuses tailles de télescopes, sont peu coûteux. Ainsi, vous choisissez tout simplement le diamètre qui convient pour votre télescope et vous fixez le filtre devant l’objectif de votre télescope. Il ne vous reste alors plus qu’à regarder notre Soleil, sans aucun danger, à découvrir les taches solaires et, bien sûr, la planète Mercure.

Conseil : avant de faire votre choix, mesurez le diamètre extérieur du tube. Ceci vous dit alors quel est le filtre qui convient pour votre télescope.

Omegon-Sonnenfilter

Filtre solaire Omegon monté sur le photoscope

Filtre solaire pour jumelles et caméras

Vous pouvez également suivre le Transit de Mercure avec des jumelles. Il suffit alors de mettre en place deux filtres solaires normaux ? Vous obtenez les meilleurs résultats avec les filtres pour jumelles AstroSolar. Ces filtres sont en effet taillés, latéralement, de sorte que même les objectifs proches les uns des autres ne se touchent pas. Un avantage également pour les reflex numériques (DSLR) : le filtre aplati permet de les monter en les faisant affleurer sur un télescope ou une platine.

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Filtre ASBF pour jumelles et caméras

Prisme de Herschel

Le professionnel, un Prisme de Herschel, présente plus de contrastes encore pour l’observation du soleil. Combiné avec un filtre ND3.0, il peut être raccordé à une lunette. Votre avantage : vous voyez un Soleil devant un fond noir, la granulation et les taches solaires avec des détails aussi nombreux qu’insoupçonnés.

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Un prisme de Herschel offre une belle image du Soleil avec une lunette

Télescope H-alpha

Vous aurez une forte poussée d’adrénaline lorsque vous observez le Soleil dans la plage H-alpha. Dans une plage rouge foncé, très étroite dans la raie de 656 nm, vous voyez un Soleil très actif. Des protubérances s’élèvent, parcourent des millions de kilomètres dans l’espace et changent rapidement. Même si vous ne voyez pratiquement pas de taches solaires sur le Soleil, il y a ici pratiquement toujours quelque chose à voir.

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Télescope solaire H-alpha de Coronado

T-shirt à l’occasion du Transit de Mercure

Réservé aux grands amateurs d’astronomie : avec ce T-shirt spécial Transit de Mercure, vous faites montre de tout votre amour « solaire » pour l’astronomie. Ce T-shirt montre le déroulement du Transit, avec tous les détails et tous les moments importants. Lorsque vous porterez ce T-shirt, tout le monde pourra voir quand la planète Mercure passera devant le Soleil ou combien de temps il nous faudra attendre encore pour le prochain transit.

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T-shirt Transit de Mercure d’Omegon

Adaptateur pour smartphone

Photographier le Soleil, mais le photographier rapidement et facilement : avec un adaptateur pour smartphone, vous prendrez rapidement quelques belles photos du Transit de Mercure. Vous pouvez même le faire parfaitement bien avec de petits télescopes. Il vous suffit de placer l’adaptateur pour smartphone d’Omegon sur votre oculaire et vous pouvez alors, déjà, immortaliser ce grand moment d’astronomie.

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Adaptateur universel pour smartphone Easypic d’Omegon

Backpack 70/400 d’Omegon, avec filtre solaire

Si vous recherchez un petit télescope solaire pour le voyage, le Backpack 70/400 AZ d’Omegon répondra de façon optimale à votre besoin. Le kit télescope contient une lunette de visée, un renvoi coudé, des oculaires et, bien sûr, un filtre solaire adapté. Le côté pratique : vous recevez le tout dans un sac à dos.

Omegon-Teleskop-AC-70-400-Solar-BackPack

Télescope AC-70-400 Solar-BackPack d’Omegon

Le Soleil dans la nuque

Si vous observez le Soleil pendant des heures, vous devez faire quelque chose pour vous protéger contre les brûlures du Soleil. Un chapeau traditionnel ne protège que le cuir chevelu. Mais lorsque l’on observe, penché, à travers un oculaire, la nuque est elle aussi exposée au Soleil. Lunt propose à ces fins la protection qui convient : un chapeau de soleil avec protège-nuque.

Sonnenhut-mit-Nackenschutz

Chapeau de soleil avec protège-nuque

Trouver le Soleil facilement

Parfois, on n’imagine pas du tout combien il peut être difficile, à moins de chercher longtemps, de trouver le Soleil dans le télescope. Avec le viseur solaire 1,25″ de Geoptik, vous trouverez très facilement le soleil. Il vous suffit d’emboîter le viseur solaire dans le porte-oculaire pour, déjà, pouvoir centrer le Soleil par l’intermédiaire des axes de votre monture.
Le viseur solaire Euro EMC offre une autre possibilité de trouver le Soleil. Ce viseur solaire est composé d’un diaphragme à iris et d’un petit écran sur lequel une petite image du Soleil est projetée. Il vous suffit de fixer le viseur sur votre tube, à l’aide du ruban adhésif fourni.

Geoptik Sonnensucher

Viseur solaire Geoptik

Équipé de cette façon, vous serez bien préparé pour aborder le Transit de Mercure.

22.10.2020
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