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Jan Ströher

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Billets écrits par Jan Ströher

NBX – le nouveau filtre anti-pollution bi-bande de IDAS

13.10.2020, Jan Ströher

Avec le filtre nébulaire NBX de la marque japonaise IDAS, un nouveau filtre bi-bande de très grande qualité fait désormais son entrée sur le marché. Il s’avère particulièrement efficace pour les photographies de nébuleuses réalisées avec des optiques rapides, telles que le Celestron RASA. Comme pour les autres filtres nébulaires de IDAS (Astro Hutech), le nouveau NBX se démarque par sa qualité et ses finitions absolument irréprochables.

Le traitement interférentiel et anti-reflet IGAD (Ion-Gun Assist Deposition) utilisée spécialement pour les filtres astronomiques par le fabricant japonais Astro Hutech avait été développé à l’origine pour la communication optique, qui exige une excellente résistance sur le long terme (> 25 ans) en présence de conditions de terrain difficiles.

Filtre nébulaire IDAS NBX 48 mm

Le résultat : des filtres dotés de revêtements résistants et une stabilité spectrale sur le long terme – notamment en présence de températures et d’humidité extrêmes. Cette stabilité joue un rôle majeur dans les bandes passantes à front raide comme H alpha, les filtres LPS et autres filtres à bande passante étroite. Les filtres dotés d’un revêtement IGAD suppriment presque intégralement les décalages de bande passante de +/- 3 ou 4 nm typiques sur les filtres standard.

Le NBX est un filtre bi-bande, spécialement conçu pour les raies OIII et H alpha. Les courbes de transmission du NBX dans les zones H alpha et OIII sont particulièrement bien mises en évidence sur les graphiques suivants :

Courbes de transmission dans H alpha

Courbes de transmission dans OIII

 

On peut constater que le NBX de IDAS déploie sa pleine efficacité lorsqu‘il est utilisé avec des systèmes optiques et des astrographes très rapides, tels qu‘un Celestron RASA, des réflecteurs Newton particulièrement lumineux de rapports d‘ouverture entre f/2 et f/4, ainsi que des instruments spéciaux, tels que l‘Officina Stellare Riccardi-Honders 200/600.

La nébuleuse « Pac-Man » NGC 281 dans la constellation de Cassiopée

Le contraste des nébuleuses d’émission, qui se composent principalement de combinaisons d’oxygène (OIII) ou d’hydrogène (H alpha) est ainsi largement augmenté. En outre, il n’est pas nécessaire de prévoir des temps d’exposition plus longs, notamment grâce à l’utilisation des optiques astrophotographiques à très forte intensité lumineuse mentionnées ci-dessus, mais également grâce à l’effet de contraste spécial du filtre NBX. Le filtre est idéal pour les caméras CMOS monochromes et tous les types de capteurs couleur one-shot. Un filtre IR bloquant est donc superflu. Le NBX est également parfocal avec d’autres filtres anti-pollution IDAS LPS.

CEM70 avec iGuider – la dernière innovation d‘iOptron

24.09.2020, Jan Ströher

L’entreprise américaine iOptron, qui avait déjà acquis une excellente réputation ces dernières années grâce à ses montures innovantes, performantes et stables, a mis sur le marché la CEM70 en avril de cette année, qui n’est autre que la digne héritière du modèle CEM60.

La nouvelle CEM70 a la même conception caractéristique des CEM éprouvées. « CEM » est l’acronyme de Center-Balanced Equatorial Mount. Ce design a l’avantage d’offrir un excellent rapport entre capacité de charge et poids réel de la monture. Dans le cas de la CEM70, ce rapport est de 2,3. La monture est donc en mesure de porter plus du double de son propre poids ! La CEM70 s’utilise ainsi en déplacement, mais elle peut également être installée dans un observatoire.

Les moteurs pas à pas et les entraînements par courroies crantées offrent une précision d’approche élevée en mode GoTo, mais surtout, une précision de suivi exceptionnelle avec une erreur périodique de moins de +/- 3,5 secondes d’angle ! Sans oublier l’agréable fonctionnement stable et silencieux, caractéristique des montures iOptron.

Tout comme la CEM25P ou la CEM60, le nouveau modèle a été spécialement conçu pour l’astrophotographie. La version avec autoguidage intégré (« iGuider ») vient couronner le tout ! En outre, les deux modèles de la CEM70 disposent d’une interface ST4, d’un GPS intégré, d’une mallette de transport résistante, de moteurs pas à pas silencieux, de la commande manuelle éprouvée Go2Nova, ainsi que de la platine double format, Vixen et Losmandy.

Avec un chargement maximal de 31 kg, la CEM70 peut accueillir tout un éventail de télescopes ainsi que l’équipement correspondant pour la photographie. Somme toute, la nouvelle monture CEM70 constitue un dispositif très mobile, doté d’un design bien pensé, de fonctions utiles et d’applications supplémentaires, capable de porter des instruments de plus grande masse en toute sécurité, de manière silencieuse et précise. Elle assurera toujours vos arrières en astrophotographie ! Retrouvez ces deux modèles dans notre Astroshop en cliquant sur ce lien.

Le SR-127 QT : la nouvelle étoile de DayStar !

28.02.2020, Jan Ströher

DayStar, à côté de Coronado, le spécialiste américain de l’observation du soleil, lance en temps opportun pour commencer l’année 2020, une nouvelle lunette qui enthousiasmera tous les observateurs avertis de notre astre central. Avec une ouverture de 127 mm et une distance focale de 2 667 mm (f/21), la SR 127 ‚QT‘ est étonnamment légère, compacte et, par là même, transportable grâce à son pare-buée rétractable et à son tube en carbone. Exactement comme les petits télescopes solaires de DayStar, le doublet achromate est également de nouveau disponible dans les variantes « Chromosphère » et « Prominence », une spécification qui se rapporte à la technique intégrée des filtres Quantum. Ces filtres ont également été développés par DayStar et, en raison de leur bande passante dans la raie H-Alpha, ils sont optimisés soit, et en particulier, pour l’observation de la chromosphère (structure de la surface du soleil, taches solaires), soit pour la visualisation de protubérances (éruptions de plasma entre la surface et la couronne solaire).

La fascination ressentie lorsque l’on peut observer une étoile de jour également et que l’on peut en plus voir directement sa surface, constitue pour la plupart des astronomes amateurs l’élément déclencheur les incitant à se lancer dans l’observation du soleil. Les débuts se font alors souvent par l’intermédiaire de filtres d’objectifs en verre ou de filtres en feuille à monter, que l’on place sur l’ouverture du télescope. Quel que soit le filtre solaire avec lequel on commence : NE JAMAIS REGARDER LE SOLEIL À TRAVERS UN TÉLESCOPE OU SON CHERCHEUR SANS UN FILTRE APPROPRIÉ ! Aussi bien les débutants que les observateurs expérimentés doivent garder ce principe constamment à l’esprit. Dans « le feu de l’action », on a vite fait d’oublier de placer le filtre correctement sur l’objectif ou bien on regarde naïvement à travers un chercheur optique sans filtre.

Daystar Filters

Outre différents filtres spéciaux, en particulier les quarks côté oculaire, DayStar propose la nouvelle SR-127 QT , une lunette performante et entièrement équipée, pour les observateurs du soleil exigeants. Un module de filtre Quantum, avec unité de contrôle électronique, est monté fixe dans le tube. Cette unité étalon intégrée est alors modifiée, en fonction du modèle, pour une plage donnée du spectre H-Alpha, qui fait alors plutôt et mieux ressortir les détails en surface (chromosphère) ou des phénomènes au bord du disque solaire comme, par exemple, des protubérances ou éruptions (prominence). La valeur du filtre Quantum à mi-largeur de courbe est d’environ 0,07 nm. Pour atteindre un chemin optique parallèle élevé, les télescopes solaires spécifiquement proposés présentent la plupart du temps un rapport d’ouverture de f/17 à f/30, c’est-à-dire des valeurs que l’on ne trouve pas sur des optiques classiques ni même sur des systèmes catadioptriques. Le soleil est tellement lumineux que l’on n’a pas besoin d’un puissant télescope f/5 pour l’observer, mais que l’on peut parvenir à une observation optimale du soleil par un indice f très « décontract ». Pour y parvenir, tous les télescopes solaires sont équipés d’une lentille de Barlow et d’une lentille de Shapley complémentaire. Si une unité de filtre étalon est montée fixe à l’extrémité du tube, comme c’est également le cas ici pour le SR-127 QT, la lentille de Barlow se situe devant cette unité, tandis que la lentille de Shapley se trouve immédiatement derrière.

Lunette solaire SR-127 QT de DayStar

De par ce mode de construction spécifique, la nouvelle lunette de DayStar atteint également un rapport d’ouverture avantageux de f/21. Le tube en carbone permet par ailleurs de réduire le poids, ce qui fait que l’on dispose d’un instrument compact et transportable, malgré l’ouverture de 5″, une ouverture très grande pour une lunette. Une robuste valise de transport, qui permet de ranger le tube et de le protéger, est comprise dans l’étendue de la fourniture et le SR-127 QT convient alors également pour être votre compagnon de voyage. La lunette est par ailleurs conçue pour être utilisée dans une plage de températures comprises entre -6° C et +38° C.

Ähnliches Foto

Photo du soleil dans la lumière H-Alpha (crédit photo : Observatoire de l’Eifel)

Cela signifie que l’on peut, avec la SR-127 QT, observer le soleil en toute saison, sans être limité au printemps ou à l’été. Ces caractéristiques rendent ainsi le nouveau modèle de la Maison DayStar également intéressant en tant qu’instrument pour les éclipses solaires. La lunette peut bien entendu être également utilisée pour la photographie : avec un réducteur DayStar en option, on arrive à une distance focale de 1 355 mm et l’on obtient ainsi un rapport d’ouverture photographiquement plus avantageux, f/10,7.

SR-127 QT (crédit photo : DayStar)

Découvrez vous aussi la fascination du soleil, avec la nouvelle SR-127 QT !  Les deux variantes du modèle sont dès maintenant disponibles dans notre boutique.

De bonnes conditions pour observer Vénus

31.01.2020, Jan Ströher

Vénus, notre « planète sœur », va évoluer en un objet d’observation de qualité au cours des prochaines semaines. Certes, la planète Vénus est de toute façon un objet lumineux facile à repérer dans le ciel du matin et celui du soir, mais elle se trouve la plupart du temps très près de l’horizon, avec une agitation de l’air atmosphérique en conséquence et des périodes d’observation plutôt courtes. Les choses vont s’améliorer à partir de fin janvier environ, au moment où l’on pourra voir Vénus plus lumineuse en permanence, et plus longtemps dans le ciel du soir. La planète pourra alors être repérée sans problème à l’œil nu, immédiatement après le coucher du soleil, et être observée pendant quatre petites heures.

De bonnes jumelles comme, par exemple, les Nightstar d’Omegon, conviennent déjà bien pour observer cette planète. Les télescopes d’une ouverture à partir de 90 mm environ permettent déjà d’identifier Vénus sous la forme d’un petit disque. De la même façon que la Lune, cette planète nous montre alors différentes phases mais l’atmosphère très dense fait que les détails de sa surface restent masqués. Les structures nuageuses peuvent alors être très bien identifiées avec des télescopes d’une ouverture à partir de 130 mm. Pour intensifier le contraste, nous vous conseillons d’utiliser à ces fins un filtre approprié (violet, bleu foncé ou bleu).

Crédit photo : EXAME/JAXA/Divulgação, Brésil

Vénus est la deuxième planète la plus proche de notre système solaire et elle a à peu près la taille de la terre. Son atmosphère est composée de dioxyde de carbone, d’azote, de dioxyde de soufre et de différents gaz rares. De par sa composition, en liaison avec sa proximité du soleil, notre planète voisine est un univers hostile à la vie et mystérieux. Dans sa rotation autour du soleil, Vénus tourne dans le sens rétrograde, c’est-à-dire exactement dans le sens inverse à celui de notre terre. Sur Vénus, le soleil se lève par conséquent à l’ouest et il se couche à l’est. Cette planète est l’objet le plus lumineux, après notre Lune mais, de la même façon que Mercure, elle n’est visible que dans le ciel du matin ou celui du soir, d’où son nom « d’étoile du matin » ou « d’étoile du soir ».

À partir de mi-janvier, Vénus dominera notre ciel du soir immédiatement après le coucher du soleil à l’horizon sud-ouest. D’ici fin mars, sa position passera de 25° environ à 46° et elle atteindra d’ici fin avril une luminosité de – 4,7 mag. Au cours de cette période, elle évoluera à l’horizon ouest et traversera les constellations du Verseau (Aquarius), des Poissons (Pisces) et du Bélier (Aries). En avril, elle atteindra alors le Taureau (Taurus) et on pourra même la retrouver dans l’environnement des Pléiades (M45) début avril.

La meilleure façon pour vous de suivre Vénus de janvier à mai est d’utiliser également une carte des étoiles.

Crédit photo : Planétarium de Bochum

Nous vous souhaitons tout le plaisir et tout le succès qui soient dans votre observation de Vénus en 2020 !

21.10.2020
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