Plus de 7500 articles disponibles en stock
Garantie Meilleur Prix
Votre partenaire pour l'astronomie
Magazine > Connaissances > L'astrophotographie > L’astrophotographie pour débutants
Connaissances

L’astrophotographie pour débutants

L’astrophotographie : voilà qui peut apparaître compliqué mais ne l’est pas du tout et procure bien du plaisir. Comment débuter de la meilleure façon ? Nous vous le disons ici !

Astrofotografie Kamera Canon Natur

Qui n’a pas déjà vu de merveilleuses photos d’objets célestes, le soleil, la Lune, les planètes, les galaxies et les nébuleuses, qui scintillent dans les plus belles couleurs ? La plupart de ces photos proviennent de grands observatoires ou du télescope Hubble. On peut en principe également observer et photographier, avec un télescope pour amateurs, bien des objets célestes tels qu’on les voit dans les revues et sur internet.

L’œil et l’observation visuelle

Lorsqu’on les observe visuellement, les objets peu lumineux apparaissent sans couleur. Dans l’œil, les bâtonnets sensibles à la lumière s’activent et voient le monde en noir et blanc. Il en va tout autrement de la photographie. Les capteurs sensibles à la couleur, placés sur la puce, collectent tellement de lumière, pendant une longue durée, qu’il en résulte des images en couleur.

C’est certainement là l’une des raisons expliquant pourquoi il est tellement intéressant de photographier les objets célestes. Et montrer autour de soi une photo du ciel que l’on a réalisée soi-même est un vrai plaisir. Où le défi se situe-t-il ? D’une part dans la faible luminosité des objets, abstraction faite du soleil, de la Lune et des planètes. Le deuxième défi est la rotation de la Terre. Nous relevons le premier défi avec des temps d’exposition prolongés, mais il faut alors relever le deuxième défi : un suivi motorisé est indispensable.

Andromeda Galaxie Klein

Quelle est la meilleure façon de débuter ?

Ne pas voir trop grand pour commencer et avancer petit à petit ! La façon la plus simple de prendre des photos du ciel étoilé consiste à diriger un appareil, sans télescope, directement vers le ciel. On laisse alors tout simplement l’objectif sur le corps de l’appareil photo et l’on visse ce dernier sur un trépied photo afin d’obtenir des photos sans flou de bougé. L’appareil doit permettre de régler n’importe quel temps d’exposition.

Ce dont vous avez besoin :

  • Smartphone, appareil compact ou appareil reflex
  • Déclencheur à distance
  • Trépied avec tête inclinable
  • Format de fichier dans la compression la plus faible (p. ex. RAW ou TIFF)

Ce que vous pouvez photographier :

  • Constellations
  • Photos de filés d’étoiles
  • Voie Lactée
  • Rencontres entre corps célestes

Smartphone, appareil compact ou appareil reflex : chaque appareil convient en principe pour les premiers pas en astrophotographie. Les smartphones se prennent rapidement en mains, les appareils compacts sont maniables et souvent moins chers que les appareils reflex ou les hybrides non reflex. Ceux-ci sont plus polyvalents et peuvent marquer des points en ce qui concerne la qualité de l’image.

L’astrophotographie avec les smartphones

Pratiquement tout le monde possède un smartphone permettant de s’initier très rapidement à l’astrophotographie. Mais il y a des restrictions que quelques astuces permettent toutefois de maîtriser : il arrive ainsi souvent que l’application appareil photo pré-installée ne permette pas de régler le temps d’exposition, le diaphragme ou la sensibilité ISO. Internet permet d’y remédier : les applications photos telles que ProCamera pour iOS ou Open Camera pour Android permettent les réglages nécessaires. Fixer le smartphone sur un trépied, à l’aide d’une bride, permet déjà de prendre d’impressionnantes photos de constellations et de la Voie Lactée. Les réglages suivants peuvent servir de première orientation : ISO 1.600, diaphragme ouvert, p. ex. f/2.2 ou moins et temps d’exposition 20 secondes. Nous vous conseillons de faire des essais !

La combinaison suivante convient pour adapter les smartphones aux trépieds photo habituels avec vis ¼ pouce

Support de smartphone pour embase porte-chercheur et embase porte-chercheur avec filetage pour trépied photo ¼ pouce 

Si vous souhaitez placer un smartphone sur une monture de télescope, le support de smartphone avec queue d’aronde conviendra.

Les smartphones peuvent également être utilisés avec les oculaires de télescopes et de longues-vues. Pour la Lune tout au moins, ils permettent déjà d’obtenir des résultats utilisables. Les oculaires doivent avoir une distance focale aussi longue que possible.

Vous trouverez ici des adaptateurs appropriés

L’astrophotographie avec les smartphones

Ce qu’un appareil compact doit comporter

Les appareils compacts ne permettent de photographier qu’à travers l’objectif car l’optique ne peut pas être séparée de l’appareil à proprement parler. Les appareils compacts conviennent bien pour les photos d’ambiance et pour photographier les rencontres entre corps célestes. Ils permettent par ailleurs de photographier la Lune, le soleil et, sous certaines conditions, les planètes également.

Un appareil compact doit permettre de procéder individuellement à certains réglages :

  • Arrêt du flash
  • Désactivation de l’autofocus
  • Réglage manuel du temps d’exposition
  • Raccordement d’un déclencheur à distance
  • Activation du suppresseur de bruit interne à l’appareil, si l’appareil en est équipé.

Vous trouverez ici des adaptateurs d’oculaires pour appareils compacts :
Bagues pour smartphone & Digicam

L’idéal est que la lentille de l’oculaire soit plus grande que la lentille de l’appareil, ce qui permet d’éviter le vignettage :
Cet adaptateur peut également être utilisé pour de nombreux oculaires 2 pouces

Avantages des appareils reflex et des hybrides

Les appareils reflex (anglais : single-lens reflex, SLR et leur successeur numérique, DSLR (reflex numérique)) et les appareils hybrides (anglais : digital single-lens mirrorless, DSLM) comportent généralement des possibilités de réglage individuelles. Lors de l’achat d’un reflex numérique, il convient de veiller à ce que l’appareil comporte un verrouillage du miroir afin d’éviter les secousses dues au retour du miroir de l’appareil et, ainsi, les photos floues. Contrairement aux appareils compacts et aux smartphones, les reflex numériques et les appareils hybrides  permettent de photographier avec ou sans objectif. Si l’on souhaite photographier directement via le télescope, on n’utilise généralement pas d’objectif. En lieu et place de l'objectif, on utilise une bague T2, qui est propre à chaque modèle d’appareil. Un adaptateur vissé sur la bague T2, permet de raccorder l’appareil au télescope. On utilise ainsi l’optique du télescope en tant que « téléobjectif ».

Avantages des appareils reflex et des hybrides

Exposer plus longtemps : du trépied à la monture suivie

Étant donné que chaque objet céleste avance de ¼ de degré par minute vers l’ouest, en raison de la rotation de la terre, il faut nécessairement le suivre si l’on ne veut pas obtenir des filés d’étoiles pour résultat. Un objectif de 50 mm permet d’exposer pendant 10 secondes environ, avant qu’une étoile n’apparaisse plus ponctuelle. Plus la distance focale est grande, plus le temps d’exposition doit être court.

Le suivi peut être assuré par montage après coup d’un moteur pour l’axe AD (ascension droite), dans la mesure où l'on utilise une monture équatoriale mais non motorisée est déjà présente. Une monture GoTo n’est pas indispensable. En alternative, on peut utiliser une monture équatoriale de voyage spéciale, compacte et motorisée. Celle-ci se place entre le trépied photo et l’appareil. Le moteur intégré dans l’axe AD compense alors la rotation de la terre . Des focales de prise de vues de 80 mm environ permettent parfaitement de photographier des constellations. Le mieux est de faire des essais en prenant plusieurs photos successivement, à des temps d’exposition de quelques minutes.

À noter qu’avec des montures azimutales, qui suivent dans les deux axes, il se produit des rotations du champ de vision avec de grandes distances focales et de longs temps d’exposition. Cet effet peut parfois être corrigé ultérieurement lors du traitement de l'image.

Montage de l’appareil sur la monture et le télescope

Il y a trois possibilités de fixer un appareil sur un télescope :

  • Sur le tube du télescope
  • Sur la tige de contrepoids
  • Sur le porte-oculaire

Pour tous les modes de fixation, il existe certains adaptateurs. Un appareil peut être placé sur le tube du télescope via une deuxième queue d’aronde avec filetage photo. Cette queue d’aronde relie les deux colliers du côté opposé de la monture. Une vis photo du commerce permet ainsi de fixer parfaitement l’appareil.

Pour la tige de contrepoids, il existe des supports d’appareils munis d’une pince pour la fixation sur la tige. Le support comporte une vis photo et l’on peut ainsi très facilement mettre l’appareil en place. Cette méthode doit être préférée à la mise en place directe de l’appareil sur le tube, si la monture du télescope utilisé se trouve déjà, avec l’optique, à sa limite de charge. L’expérience montre que l’on obtient ainsi un suivi plus stable.

Ce montage permet de réussir de belles photos de champs d’étoiles, de constellations et de la Voie Lactée à des temps d’exposition longs.

Sternenhimmel Wald Stromleitung Dunkel

Quels sont les appareils judicieux pour photographier via le télescope ?

Les smartphones, les appareils numériques compacts, les reflex numériques et les appareils hybrides peuvent être raccordés au porte-oculaire du télescope à l’aide des adaptateurs correspondants, afin que l’on puisse prendre des photos ou réaliser des vidéos via le télescope. À cet égard, les smartphones et les appareils compacts conviennent pour les motifs lumineux comme le soleil, la Lune et les planètes. Dans le cas du soleil, il faut préalablement prendre des précautions pour atténuer la lumière, en plaçant par exemple un filtre solaire devant l’objectif ou en utilisant un prisme de Herschel.

Photographier via le télescope avec des appareils compacts et des smartphones

On place ici l’appareil compact ou le smartphone, avec l’objectif, tout près de l’oculaire du télescope. Un oculaire est toujours nécessaire lorsqu’il s’agit de photographier avec un appareil dont l’objectif n’est pas amovible, faute de quoi aucune photo ne pourra être réalisée. On donne à ce type de photographie le nom de photographie afocale ou digiscopie.

La méthode la plus simple, pour raccorder un appareil compact à l’oculaire, consiste à utiliser un adaptateur universel. Ces adaptateurs peuvent accueillir pratiquement tous les modèles d’appareils disponibles sur le marché. On place alors le corps de l’appareil photo sur une platine ou une queue d’aronde, et on le bloque à l’aide d’une vis ¼" intégrée. La plupart du temps, on peut positionner l’appareil à l’aide de vis de réglage. Cet ensemble doit être raccordé au télescope. À ces fins, l’adaptateur comporte un collier de fixation qui doit se refermer autour de l’oculaire.

À son tour, un smartphone se bride dans un support universel, se fixe sur l’oculaire, puis la lentille de l’appareil peut être positionnée de façon optimale par rapport à l’oculaire.

Pour ce qui est de la photographie afocale via l’oculaire, un vignettage peut se produire. On entend par là un ombrage de l’image au niveau de ses bords. Pour éviter ce phénomène, il ne faut pas utiliser un oculaire à trop courte focale. Si vous utilisez des oculaires Plössl, des distances focales inférieures à 12,5 mm ne sont pas vraiment conseillées. Le zoom numérique doit être utilisé avec prudence car, en règle générale, la qualité de l'image en souffre.

Si vous souhaitez commencer dans l’astrophotographie afocale avec un smartphone ou un appareil compact, le premier objet qui vous apportera de très beaux résultats est la Lune. Le mieux est de la photographier lorsqu’elle se présente à nous sous forme de demi-lune. Les rayons du soleil arrivent par le côté et génèrent, par le biais de la projection d’ombres des cratères, une merveilleuse image partiellement plastique. Les temps d’exposition demandent un peu de pratique. Il convient donc que vous réalisiez toute une série de photos à des expositions plus ou moins longues. Ceci vous permettra de voir quel est le meilleur temps d’exposition pour la Lune. Lorsque l’on photographie via le télescope, la mise au point est toujours un défi. Avec un appareil compact, vous pouvez toutefois faire la mise au point via l’image en direct (l’idéal est qu’elle soit grossie) de l’écran LCD, ce qui vous aidera beaucoup. La mise au point optimale se situe en un point bien déterminé que vous pouvez trouver, en particulier dans le cas d’un objet aussi lumineux que la Lune, en ajustant le porte-oculaire.

On peut également s’exercer à la photographie des planètes. À ces fins, il faut utiliser un oculaire à très courte focale afin d’augmenter l’échelle de l’image de sorte que l’on puisse en détecter les détails. Lorsque l’on observe les planètes, les problèmes de vignettage ne sont pas importants car, par rapport au champ de vision, les petits disques planétaires apparaissent de toute façon relativement petits. Vous pouvez cependant utiliser autant que possible le zoom de l’appareil. Là encore, il ne faut toutefois pas utiliser le zoom numérique car celui-ci n’apporte pas d’amélioration mais seulement une section avec moins de pixels.

Au moment de déclencher, il faut songer au fait que l’on ne peut pas tout simplement appuyer sur le petit bouton. Le mieux est que l’appareil permette de raccorder un déclencheur à distance. Ainsi, on ne touche ni l’appareil, ni le télescope, et on évite le flou de bougé. Si vous ne pouvez pas placer un déclencheur à distance, vous pouvez également recourir au retardateur.

Produits adaptés, dans notre boutique :
Bagues pour smartphone & Digicam

Blutmond Laufbahn

Photographier via le télescope avec des reflex numériques et des appareils hybrides

Si vous possédez un appareil reflex ou un appareil hybride, vous pouvez parfaitement l’utiliser pour les prises de vues grand champ, mais également pour l’astrophotographie à travers le télescope.

Il existe sur le marché un grand nombre de modèles d’appareils, ce qui fait qu’il est difficile de choisir le bon appareil. Si vous possédez déjà un appareil photo, il faut tout simplement commencer par l’utiliser. Mais si vous prévoyez d’acquérir un appareil pour faire des astrophotos, il faut réfléchir au modèle à choisir.

Il est à cet égard important que la puce tolère de longues expositions. Un suppresseur de bruit interne à l’appareil est une fonction utile. Si l’on souhaite photographier des objets lumineux tels que la Lune ou les planètes, mais également les objets du ciel profond, plus faibles, on a très souvent besoin de temps d’exposition très longs. Il est en outre parfois nécessaire de prendre plusieurs photos de l’objet concerné, sur plusieurs nuits, puis de les empiler sur l’ordinateur et de poursuivre leur traitement.

Avec votre reflex numérique ou votre appareil hybride, voici à quoi vous devez veiller :

  • Choisir le mode manuel
  • Placer la balance des blancs sur la lumière du jour
  • Désactiver la fonction automatique et l’autofocus
  • Régler le réglage de diaphragme B
  • Utiliser le déclencheur à distance ou le déclenchement temporisé
  • Utiliser une très faible compression de fichiers
  • Activer le verrouillage du miroir, le cas échéant
  • Activer le suppresseur de bruit interne à l’appareil
  • Choisir la sensibilité ISO 400-800 et également ISO 1.600 dans des cas individuels

Si vous réglez le format RAW, il n’est pas indispensable de placer la balance des blancs sur lumière du jour car la photo peut être très bien retouchée après. Mais ce réglage est judicieux si vous souhaitez voir comment se présentent les couleurs en vous basant sur l’aperçu ou la photo non retouchée.

Une fois les réglages effectués et les adaptateurs correspondants (voir ci-dessous) mis en place, vous pouvez photographier. Veillez dans tous les cas à ce que les batteries soient pleines et à avoir des batteries de rechange avec vous.

Comment monter un reflex numérique ou un appareil hybride sur le télescope ?

Un appareil reflex vous permet de photographier sans objectif, par la distance focale du primaire du télescope. À une distance focale du télescope de 1 000 mm, vous photographiez donc à une distance focale de 1 000 mm. Votre télescope devient le super-téléobjectif.

Après avoir retiré l’objectif de l’appareil, vous placez une bague T2 sur le raccord à baïonnette de votre appareil. Étant donné que chaque appareil a son propre système, il existe également une bague T spécifique pour pratiquement chaque appareil. A l’autre extrémité, cette bague est munie d’un filetage T2 dans lequel on visse un adaptateur de 1,25“ ou 2“ qui vient dans le porte-oculaire au coulant adéquat.

Pour photographier les planètes avec un reflex numérique ou un appareil hybride, on utilise la projection oculaire. À ces fins, il existe dse tubes allonges dans lesquels on peut insérer un oculaire. L’image agrandie de l’oculaire projette l’image sur le capteur de l’appareil. On peut ici également faire varier l’échelle de l’image, en fonction de la focale de l’oculaire. En principe, on n’obtiendra pas des résultats bien meilleurs que ceux obtenus avec un appareil compact. Dans ce contexte, il convient de vérifier si le porte-oculaire a une capacité de charge et une stabilité suffisantes pour l’appareil et les accessoires.

Pour monter un reflex numérique ou un appareil hybride sur le télescope, il existe, en fonction de l'optique, de l’appareil photo et de l’objet cible, des solutions d’adaptation très différentes. On a toujours besoin d’une bague T2 :
Bagues T2 & adaptateurs à baïonnette

Pour les télescopes simples pour débutants (un télescope à miroirs de Newton 114/900, par exemple), une lentille de Barlow avec filetage T2 convient. Sans lentille de Barlow, ces appareils ne permettent pas d’atteindre le point focal.
Lentille de Barlow ASToptics avec filetage T2
Lentille de Barlow Vixen avec filetage T2

Pour tous les autres télescopes avec un coulant de 1,25 pouce, les adaptateurs suivants conviennent :
Adaptateurs de projection 1,25 pouces

Pour les télescopes avec un coulant de 2 pouces, il faut également utiliser un adaptateur 2 pouces :
Adaptateur de projection 2 pouces avec port T2

Recherche d’objets et prise de photos à titre de tests

Il est judicieux de commencer à chercher l’objet avec un oculaire de longue distance focale et, après seulement, de mettre l’appareil photo en place. Le viseur de l’appareil photo ne permet pas de voir l’objet ciblé aussi bien qu’à travers l’oculaire. Il est maintenant relativement difficile de faire la mise au point parfaite, d’autant que la plupart des objets apparaissent également très peu lumineux.

Pour faire la mise au point, il est conseillé de commencer par pointer la Lune ou une étoile très lumineuse bien représentée sur l’écran LCL (pas trop terne, mais pas surexposée non plus). Comme on ne peut pas encore dire de façon catégorique si l’on a trouvé la bonne mise au point, il est judicieux de procéder à des essais d’exposition de 10-15 secondes environ. Ce temps d’exposition permet déjà d’obtenir suffisamment d’étoiles sur la photo. Le mieux est maintenant de zoomer sur la photo (numérique). Si l’étoile reste ponctuelle, cela signifie que l’on a trouvé la netteté optimale. Sinon, l’étoile apparaîtra sous la forme d’un petit disque comportant un centre noir. Il faut simplement essayer jusqu’à ce que l’on soit sûr que cela « colle ». On peut alors se risquer également à des temps d’exposition plus longs.

En matière de précision : malgré toute la précision à laquelle une monture équatoriale motorisée a été installée, on ne pourra, sans un contrôle de suivi, réaliser que des temps d’exposition courts d’environ 20 secondes car aucune monture ne fonctionne de façon parfaitement précise sur une longue durée. Un contrôle de suivi (anglais : guiding) manuel ou automatique s’avère nécessaire !

Le guidage

Vous avez pris des photos à courte exposition, peut-être même toute une série de photos, puis vous les avez empilées et retouchées sur votre PC. Vous avez peut-être déjà obtenu de très belles photos et les étoiles apparaissent ponctuelles.

Toutes nos félicitations ! Mais vous souhaitez peut-être exposer plus longtemps encore, afin de photographier des objets moins lumineux. Sans contrôle du suivi, vous constaterez des traits sur la photo car vous ne pouvez pas contrôler le fonctionnement de la monture.

La solution : il vous faut « guider » votre télescope. En clair, cela signifie que vous aidez votre monture à effectuer un suivi précis. Vous devez pour ainsi dire assister la monture, en vérifiant le déroulement de la prise de vues via une deuxième optique de contrôle.

À ces fins, il vous faut une petite lunette d’une longue distance focale que vous devez monter aussi parallèlement que possible sur votre tube principal. Vous pouvez alors utiliser un oculaire réticulé qui vous permettra de contrôler le suivi. Si nécessaire, vous pouvez facilement apporter des corrections à l’aide de la commande de votre suivi motorisé.

Il est toutefois important de vérifier d’abord le sens de l’ascension droite dans l’oculaire. À ces fins, il vous suffit d’actionner les deux touches de direction de l’axe d’ascension droite et d’observer dans quel sens bouge l’étoile. Tournez alors tout simplement l’oculaire réticulé dans le porte-oculaire, jusqu’à ce que les axes du réticule soient tournés dans la même direction. Vous obtenez ainsi une bonne orientation et vous savez sur quelles touches appuyer si l’étoile-guide que vous avez ciblée vous « échappe ». Vous devez réagir immédiatement, afin que les conséquences ne se voient pas, plus tard, sur la photo. Il est utile de rendre l’étoile-guide un peu floue car elle apparaît alors plus grosse.

Les colliers normaux sont une possibilité, pour le montage de la lunette guide. Mais il est encore mieux que vous vous procuriez des colliers spéciaux pour lunettes guides, car ces colliers permettent d’aligner la lunette-guide de façon plus précise et également de la décaler un peu s’il n’y a pas d’étoile appropriée, dans le champ de vision, pour le suivi.

Pendant le suivi, il est difficile de ne pas perdre également le temps d’exposition de vue. La minuterie de votre smartphone peut vous signaler acoustiquement le moment où vous devez mettre fin à l’exposition.

On peut également aborder le contrôle du suivi sous un tout autre angle. Vous avez alors besoin non pas d’une lunette guide, qui représente une charge supplémentaire sur votre monture, mais d’un Off-Axis-Guider. Il s’agit là d’une aide qui se monte entre le porte-oculaire et l’appareil photo. Un petit miroir incliné à 45° amène un peu de lumière dans un deuxième porte-oculaire dans lequel on intègre un oculaire réticulé. Si vous travaillez avec ce Guider, vous avez toutefois toujours besoin d’une étoile lumineuse se trouvant dans l’environnement immédiat de l’objet.

Le montage des lunettes guides s’effectue via des colliers pour lunettes guides ou une platine micrométrique. Étant donné les nombreux télescopes différents qui existent, l’assortiment est très vaste ici. Nos conseils par téléphone vous aideront au cas par cas.

Oculaires réticulés et lunettes guides dans notre boutique
Colliers pour lunettes guides

Le contrôle de suivi manuel avec un oculaire réticulé est passé de mode ces dernières années. Le standard est aujourd’hui l’autoguidage, qui est plus fiable. Vous trouverez chez nous des conseils sur ce thème, à la rubrique suivante :

Astrophotographie : autoguidage avec le télescope (PDF)

Le guidage

Webcams et caméras astro

Les appareils ci-dessus décrits permettent de réaliser des photos individuelles. Pour ce qui est du soleil, de la Lune et des planètes, par exemple, on est toujours tributaire de l’instant. Face à une importante turbulence de l’air, la photo devient floue et sans détails. Il vous faut faire preuve de beaucoup de patience pour obtenir des photos nettes dans une certaine mesure.

La photographie par utilisation d’une webcam ou d’une caméra astro fait appel à une tout autre technique. Cette méthode, appelée lucky imaging (poses courtes), a révolutionné la photographie des planètes ces dernières années, mais pas seulement : cette technique permet également de prendre des photos du ciel profond avec des caméras CCD ou CMOS très sensibles. Contrairement aux caméras « normales », une webcam permet de réaliser des séries de photos complètes. Leur grande sensibilité et leurs courts temps d’exposition permettent d’obtenir, en un temps court, des centaines de photos d’une planète. 30-100 photos à la seconde (anglais : frames per second, fps) sont conseillées. Le fin du fin est que l’on n’est pas tributaire d’un moment de la turbulence de l’air particulièrement favorable. Lorsque vous commencez une série de photos, vous aurez toujours des moments de turbulence de l’air favorables et des moments moins favorables. Au moment de l’évaluation, un logiciel spécial permet une sélection automatique des photos « bonnes » qui s’ajoutent alors à un empilement d’images. Les photos « mauvaises » ne sont dans un premier temps absolument pas prises en compte. Ainsi réussit-on alors également des photos nettes.

Un nouveau traitement de la photo, avec des filtres en conséquence, permet d’obtenir à partir d’une photo moyennement bonne une photo véritablement nette. Une webcam ou une caméra astro n’a toutefois pas d’écran intégré, ce qui fait que l’on a toujours besoin d’avoir, un PC ou un ordinateur portable auquel relier la caméra, par exemple via un port USB. Un logiciel approprié, installé sur l’ordinateur, permet de régler les temps d’exposition. Sur l’écran, vous avez une image en direct qui est souvent plutôt floue. Mais, après que l’on ait fait une mise au point très précise, on peut commencer les prises de vues.

En fonction de la distance focale de votre télescope, vous pourrez détecter sur l’écran une planète plus ou moins grosse. En général, la focale primaire du télescope ne suffit pas pour photographier la planète à une échelle satisfaisante. C’est pourquoi on travaille le plus souvent avec des lentilles de Barlow, qui multiplient la distance focale 2x, 3x, voire 5x. Mais plus la distance focale effective est grande, plus le champ de vision diminue, ce qui nécessite une précision plus grande lors du réglage de la planète. Une fois que vous l’avez centrée dans l’oculaire, il convient que vous utilisiez l’oculaire en liaison avec la lentille de Barlow. Vous centrez alors le petit disque exactement au centre. Vous pouvez maintenant raccorder la caméra à la lentille de Barlow. Si vous regardez alors l’écran, vous devriez y voir quelque part le petit disque planétaire, qui n’est toutefois pas encore net. Vous voyez donc probablement une tache délavée. Il faut alors procéder à une mise au point précise. Le petit disque va diminuer de taille. Faites la mise au point jusqu’à ce que vous soyez d’avis que la planète est nette. Une aide optimale, pour la mise au point, est un moteur de mise au point. Vous ne devez alors pas toucher le télescope et la planète vacillera moins. Utilisez la raquette de votre suivi à très basse vitesse pour amener la planète au centre de l’image en temps réel. Après avoir procédé aux réglages nécessaires dans le programme de prise de vues, vous pouvez commencer à enregistrer. Il est souvent possible de filmer pendant plusieurs minutes et d’enregistrer les films en tant que fichiers vidéo

Il y a, à cet égard, un fait auquel vous devez veiller : dès que des lentilles sont présentes dans le chemin optique, il est conseillé d’utiliser un filtre infrarouge bloquant. Celui-ci assure une photo de la planète nette et non perturbée dans la plage spectrale visible. La raison en est la suivante : les lentilles ne sont corrigées de façon optimale que pour la partie visible de la lumière, idéalement à 500 nm dans la plage verte. Mais dès que l’on utilise un capteur CCD ou CMOS, la lumière invisible et, par suite, non mise au point, est captée car le capteur est également sensible dans cette plage.

La Barlow qu’il est judicieux d’utiliser dépend de la résolution de la caméra. Le critère de Nyquist est ici important, étant donné que 2 pixels doivent être présents par unité structurelle résolvable. Une règle empirique permet de calculer le rapport d’ouverture adapté et d’en déduire la Barlow appropriée. Le principe suivant s’applique :

Rapport d’ouverture optimal = taille des pixels en micromètres x 5

Exemple :

Prenons un Newton avec f/5 et une caméra avec une taille de pixels de 3 µ. Dans ce cas, on a :

15 = 3 x 5

Le rapport d’ouverture optimal est ainsi f/15. Celui-ci peut être atteint sur le Newton avec f/5, avec une Barlow 3x.

En fonction de la taille des capteurs, de bonnes webcams astro coûtent entre 200 et 500 euros. Il en existe un large assortiment :
Caméras astro dans notre boutique

À titre de Barlow, on utilise volontiers des apochromats 4 lentilles comme, par exemple, la Premium d’Omegon. Les Barlow de TeleVue et, dans la catégorie inférieure, la Barlow filetée d’Hyperion, ont également une bonne réputation :
Lentilles de Barlow dans notre boutique

Planet Saturn Ringe Gross

De meilleures photos des planètes avec l’ADC (Correcteur de Dispersion Atmosphérique)

Les planètes lumineuses se situent souvent près de l’horizon et elles ne sont pas visibles de façon nette, ce qui est une conséquence du chemin prolongé des rayons lumineux traversant la couche atmosphérique de la Terre. Par ailleurs, la réfraction atmosphérique à proximité de l’horizon crée des franges de couleur inesthétiques. Cette réfraction de la lumière, dans l’atmosphère, peut être corrigée avec un Correcteur de Dispersion Atmosphérique ou ADC : deux prismes déplaçables en sens opposé génèrent dans une certaine mesure une aberration en propre de sens opposé à la dispersion atmosphérique.

Pour que l’ADC fonctionne de façon optimale, il faut que le télescope ait un rapport d’ouverture inférieur à f/10. Ceci est automatiquement le cas avec les télescopes Schmidt-Cassegrain, tandis qu’il est judicieux, avec d’autres optiques, d’utiliser une lentille de Barlow. Pour obtenir la mise au point avec les télescopes de Newton également, il est conseillé de placer la lentille de Barlow devant l’ADC.

ADC dans notre boutique
Autres informations dans le blog

Photos et vidéos sont dans la boîte : que se passe-t-il maintenant ?

Si vous avez réalisé plusieurs photos individuelles ou une vidéo à des temps d’exposition courts, vous avez la possibilité d’empiler (anglais : stacken) les photos individuelles ultérieurement sur l’ordinateur. Ceci réduit le bruit de l’image et amplifie les objets présents sur la photo. Les programmes appropriés, par exemple Registax, Giotto ou Photoshop, permettent d’empiler les photos les unes sur les autres et également de les retoucher. Vous trouverez plus d’informations à cet égard ici.

Produits conseillés pour l’astrophotographie

Ces articles pourraient également vous intéresser :